mercredi 26 septembre 2012

Deux ans pour la volubile... Deux ans de mots doux!


Le 26 septembre 2010, je plongeais tête première dans un nouveau monde! Un univers inconnu, intriguant, épeurant un peu même, qui allait me mener vers des horizons tellement enrichissants que j'ai encore de la misère à le réaliser.

Si je célébrais 2 ans de mariage aujourd'hui, j'aurais levé mon verre et fêté mes noces de cuir! Je serais encore une toute jeune mariée, heureuse, qui se targue de regarder son bien-aimé avec les yeux en papillotes, le coeur battant, reluquant avec passion, intensité et amour l'alliance qu'il aurait posée à son doigt, soupirant aux souvenirs de sa descente dans la grande allée, consciente des centaines de yeux jetés sur elle, visant la beauté qu'elle était pour cette plus belle journée de sa vie! Haaaaaa!

(zzzzzz... bon, la voilà encore partie dans ses grandes tirades poético-romantique... pufffttt!)

Hummm... Hummm... ! Désolée, j'étais partie ailleurs! Mais quoi, après 22 ans, on ne fête plus les choses de la même façon, non! ;)

Donc, deux ans de présence (presque régulière) sur la blogosphère! Nombre de chroniques à ce jour ;
                 * 2010: 37 textes ; 
                 * 2011: 79 textes: 
                 * 2012: 24 textes (avec celui d'aujourd'hui). 

Pour un grand total de 140 chroniques qui sont sorties de mon moi-même, que j'ai partagées avec un nombre de plus en plus croissant de lecteurs! Beaucoup qui me sont fidèles, que je connais personnellement. Plusieurs, que j'ai rencontrés au fil du temps, qui sont devenus des amis virtuels chers à mon coeur. Certains, pas mal même, qui sont des inconnus, qui passent sans laisser leur trace, qui lisent, silencieux, mes états d'âme, mes aventures, mes péripéties. 

Au cours de ces 24 mois, vous avez effectué plus de 23 300 visites dans mon univers! Wow, vous y pensez! Presque 1000 visites par mois ;)  Incroyable! Ça me fait tout drôle de savoir que j'ai été le « point de mire » 23 300 fois. C'est touchant, vraiment!

Pour toutes ces belles (et moins belles) émotions que vous m'avez permis de partager avec vous, pour tous ces merveilleux (et ils le sont tous) moments que vous m'avez fait vivre en me lisant, m'encourageant ou simplement en étant présent, pour tous ces beaux nombreux messages laissés, je veux vous dire Merci !  Il est plate, ce mot... Merci! Il ne représente pas grand-chose quand on a envie de crier sur tous les toits combien on est content, heureux, joyeux, fébrile, reconnaissant! (Non, non, non, je ne monterais pas sur la maison. Pas sûre que mes voisins apprécieraient de me voir gueuler de la sorte et j'ai un vertige chronique. :)

Ma vie a aussi beaucoup changé, beaucoup évolué au cours de ces deux années ! J'ai participé au concours littéraire les 1000 mots de l'Ermite, un concours littéraire présenté par Richard Tremblay, alias l'Ermite. J'ai eu le bonheur de voir une de mes nouvelles être publiée dans un collectif, une innovation présentée dans ma ville et qui portait le nom de Val-d'Or littéraire, en mai 2012. Je raconte ici l'émotion (vive) qui m'habitait quand j'ai su que j'avais été choisie. J'ai vécu ma première expérience à titre de visiteuse du Salon du Livre de Montréal où j'ai rencontré des gens de coeur, des gens formidables, des gens qui sont devenus des amis. Une expérience que je vivrai, chaque année en novembre, comme un pèlerinage, un ressourcement, une aventure inspirante.

Et bien sûr, j'aurais le bonheur de publier mon premier recueil de nouvelles, Dominos, en janvier prochain. Une autre belle aventure qui me remplie de bonheur (et de stresse à mesure que la date approche ;). Pour en savoir plus, je vous invite sur le site : Pour écrire un mot... !

Deux ans de belles émotions vives où se sont mariés mes petits bonheurs, mes grandes joies et autres intempéries de la vie quotidienne. Alors, si vous le permettez, je vais continuer à vous partager mes écrits, parce que de le faire, me fait le plus grand bien! Vous êtes bons pour mon moral!

Au plaisir de vous retrouver, encore et encore !




samedi 15 septembre 2012

Moi et mon (maudit) toupet...

Je suis toute énervée ! Je suis à Montréal pour le week-end ! Des rencontres et deux lancements de livres étaient à mon programme. Lettre à mon enfant, de Sophie Rondeau, se déroulait jeudi dernier à l'Écomusée du fier monde à Montréal! Beaucoup de beau monde et j'y ai rencontré plusieurs de mes amies virtuelles. (Deux articles sur l'événement sont publiés ici et ici). Génial. Je me suis baignée dans l'atmosphère magique d'un lancement de livre, de l'effervescence qui anime l'auteur, de la fébrilité des gens qui ont participé à ce merveilleux projet. Une soirée de rêve !

Plus tôt, ce même jeudi, j'avais eu la chance et le grand bonheur de dîner avec ma belle et bonne amie Sylvie Gaydos, celle qui nous a offert l'excellent roman Impasse. Rires et potinage étaient (aussi) au menu ;)

Et samedi après-midi, (cet après-midi même), je me suis rendue au lancement du 2e livre de Sonia Alain, L'amour au temps de la Guerre de Cent ans, à St-Lazare (ville que je visitais pour la première fois). Encore là, plusieurs nouveautés pour moi. Rencontrer cette auteure talentueuse «en personne» (on s'est connue grâce à la magie de Facebook :) et aussi rencontrer Marie Potvin, celle qui écrit plus vite que son ombre (je vous jure... une vraie machine à écrire vivante) et qui a produit la magnifique saga numérique Les Héros ça s'trompe jamais! (Quoi, vous ne connaissez pas... vous devez bien être les seuls. Vite faut vous procurer ça... c'est trop bon !). Était aussi présente, Sandra Lane, une auteure que je viens de découvrir et qui écrit de la «chick litt» dont son premier roman : Partir pour oublier... un salaud! Donc, encore de belles rencontres à mon actif.

Dimanche, au retour je fais un arrêt à Blainville pour faire un coucou à Katia Canciani et lui faire la bise avant son départ, en octobre prochain, pour le défi Trophée Rose des sables. Je vais donc retourner dans mon Abitibi la tête pleine de beaux souvenirs et l'énergie dans le tapis pour poursuivre mes projets littéraires! À se coller à tant de talent, on ne peut que vouloir performer... pour ne pas leur porter ombrage! Elles sont toutes des sources de motivation constante et je les en remercie du plus profond de mon coeur.

Mon voyage à Montréal avait aussi un autre but (majeur, je dirais) en lien avec mon propre projet littéraire personnel. Le saviez-vous que je publie un livre le 4 janvier prochain??? Bon ben là, vous le savez ! Dominos naitra au début de l'an 2013 et j'en suis encore toute secouée ! Vous y pensez... un livre avec MON nom sur la première page et MA photo sur la 4e de couverture ! (Ici, vous entendez un grand scratch et vous voyez ma face dépitée, les yeux levés vers le ciel, la mine déconfite, la baboune à terre). La photo de 4e de couverture ! Puffftttt !!

Je déteste les photos ! Voilà c'est dit! Je déteste ça parce que j'aime pas l'effet que ça donne, j'haïs mon sourire «bébête»,  je sais jamais où mettre mes bras, comment m'installer, où regarder! Et là je vous parle pas de l'apparence physique, des rides, des profils (j'en ai aucun qui me plait), des vêtements, du maquillage... bref, j'haï ça, baon !!

Ayant eu la brillante idée de mettre au monde un photographe, j'ai donc squatté son appartement, son studio, sa salle de bain, son temps, son énergie, sa patience et passer outre le fait qu'il ait une «vraie» grippe d'homme, pour en finir (au plus sacrant, je vous dirais) avec ce projet de séance de photo ! Mon fiston, Patrick Lemay (photographe), est un génie de la photo (et je ne dis pas cela parce que c'est mon fils... ben oui, un peu mais ouais, c'est vraiment un photographe de grand talent ;) Quatre heures plus tard, quelques 350 clichés plus loin, je peux vous dire que j'ai comme un peu compris le principe et j'avais le sourire qu'il fallait presqu'instantanément ! Les Claudia Schiffer, Tyra Banks, Cindy Crawford de ce monde peuvent bien aller se rhabiller ! Attention à vos jobs, mesdames, Bibi, ici présente a compris comment ça marche les «shooting photos» ;)

J'avais amené un peu de vêtements... euhhh un peu, disons que j'avais vidé ma garde-robe pour avoir le choix! Et bien sûr, je suis allée (un t'tit peu) magasiner au Carrefour Laval. Pour le linge, ce n'était pas un problème. 

Donc, j'ai apprivoisé le kodak assez rapidement, j'avais fait un bordel dans la chambre avec ma tonne de vêtement, mon maquillage était digne d'un  pub de Lise Watier (c'était mieux... ça m'a coûté 160 $ de fond de teint, de t'tite crème cache-ride et de poudre matifiante !!! ) le tout aurait été dû me combler de bonheur ! Tout se serait rondement déroulé si ce n'avait été de mon «%$?&&?*()()*(_(?%$%#$$» de toupet (ici mettez tout ce que vous connaissez comme jurons, je dois tous les avoir expérimentées au moins une fois hier soir ! ) J'ai même pensé prendre les ciseaux... mais ma coiffeuse Joann m'aurait tuée ! Alors, j'ai fait contre mauvaise fortune bon coeur...  j'ai mis du spray net en masse et j'ai souri au photographe qui me harcelait (oui, oui, me harcelait) pour que je fasse sourire mes yeux (ouais, terme de pro... pas toujours facile à faire ;)


Je vous offre l'une des dernières photos prises vers 23h45 ! Les autres suivront sous peu !

Vivre une expérience d'une séance de photos... je le conseille à tout le monde (avec mon fils, ce serait encore «plus plus parfait» :) Alors, payez vous ça au moins une fois dans votre vie ! C'est vraiment cool :)

 Sur ce, je vous laisse! Faut je prépare  mon voyage de retour demain matin... et j'ai un petit-fils qui fait dodo actuellement, avec qui je vais passer une belle soirée !

À la prochaine ! 

PS : En cas de fautes, veuillez être indulgent... j'écris ce texte sur le Mac de mon fils... rien n'est à la bonne place, les touches sont toutes mêlées (oui, oui, j'ai un PC et j'en suis fière ) et il n'y a pas Antidote sur son portable (peu pas être parfait en tout ;)



mardi 11 septembre 2012

Les commémorations... pour perpétuer la souffrance !

Je me rappelle exactement ce que je faisais, il y a 11 ans, quand le monde a cessé de tourner. J'étais secrétaire à l'école primaire Ste-Lucie. Au hasard d'un corridor, quelqu'un m'a lancé : « As-tu entendu la nouvelle? » Non, je n'avais pas entendu la nouvelle. Quelle nouvelle? « Deux avions sont entrés dans le World Trade Center de New York. Paraitrait que c'est un attentat! » Pas de radio, ni télé à l'école, j'avais hâte que l'heure du lunch arrive pour aller aux informations, en savoir plus, savoir de quoi il en tenait.

Et j'ai vu... et j'ai su... durant des jours et des jours, rivée à mon téléviseur, hypnotisée, la manette à la main, sur toutes les chaînes, tant francophones qu'anglophones, qu'américaines. J'ai scruté les images, la peur, l'incompréhension, l'horreur. J'étais là. Toujours. Chaque minute passée à la maison, l'était devant la télé, à tenter de comprendre, de savoir pourquoi, comment on pouvait en arriver là. J'ai pleuré, des milliers de fois en imaginant les victimes, devant la peur qui devait tenailler chaque parcelle de leur corps. J'ai haï, détesté, toutes ces races, inconnues, sans coeur, qui pouvaient venir ici, dans mon Amérique du Nord, faire du mal à mes voisins.

J'ai souhaité « qu'on » se venge, qu'on leur fasse payer, qu'on assassine en retour... oeil pour oeil, dent pour dent, à la vie à la mort. J'ai remercié le ciel de vivre au nord de cette Amérique du Nord où rien ni personne ne pouvait venir troubler ma petite vie tranquille, me faire peur, me toucher dans mon confort et dans ma quiétude.

Puis j'ai entendu les témoignages, j'ai détesté le fait que je comprenais aussi l'anglais, parce que les mots, les témoignages, les histoires d'horreur, je les ai écoutés, ad nauseum! J'ai vu les images, en couleur, en noir et blanc, en action, en format géant, presqu'en direct... Était-ce bien un corps que l'on voyait flotter sur cette photo? Les yeux... c'est ce qui m'a le plus marqué. Voir les yeux des survivants!

J'en ai eu pour des semaines, des mois à vivre au rythme du « Nine eleven 2001 ».

Puis, la tension est tombée, la vie a continué, je suis passée à autre chose... jusqu'au « Nine eleven 2002 ». La commémoration! Et les images sont revenues me hanter, meubler mon imaginaire, reprendre vie dans ma tête, en même temps que toutes les cérémonies qui étaient présentées.

Puis en 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010... et le 10e anniversaire, en 2011. Par chance, plus les années avancent, moins l'intensité des émotions - du moins les miennes - était forte. On oublie un peu... et c'est bien ainsi. Aujourd'hui même, c'est le « Nine eleven 2012 ».  Onze ans que le monde a cessé de tourner, l'espace d'une journée atroce qui marquera à jamais l'imaginaire populaire. 

Et j'ai compris que ce sont les commémorations qui alimentent ces émotions vives qui nous habitent. Ça produit un grand effet sur une fille qui habite à 1200 kilomètres de New York, je n'ose pas imaginer ce que cette date doit avoir comme effet sur les New-Yorkais et surtout sur les familles des victimes.

Est-il nécessaire d'éterniser les commémorations? Quand je vois ce qui se fait avec la Deuxième Guerre mondiale... elle est terminée depuis près de 70 ans et on la souligne encore chaque année. Oui, je sais, ce sont des événements marquants, déchirants, mais à les répéter ainsi chaque année, ces commémorations n'entretiennent-elles pas la douleur et la misère vécues par les victimes? Ne font-elles pas perpétuer des sentiments négatifs, tristes et incompréhensibles?

Selon moi, on n’a pas à commémorer les événements tragiques de la vie. À eux seuls, ils sont tellement mémorables et puissants, qu'ils s'incrustent dans les mémoires pour s'y nicher éternellement. Nul n'est besoin de les souligner, les célébrer, d'en faire un événement annuel.

Bonne fête, Mia
Je sais de quoi je parle, depuis que je suis née, le jour de mon anniversaire, on célèbre l'Armistice... le 11 novembre de chaque année, on commémore la fin de la Première Guerre mondiale!

Cette année, plutôt que de penser aux événements du « Nine eleven », je vais penser à une toute petite bonne femme, qui aujourd'hui célèbre son 2e anniversaire de naissance. Bonne fête, ma belle Mia xx

À la prochaine...

 

mercredi 22 août 2012

Non, mais... si cette semaine peux-tu finir !!!

Y a des jours, comme ça ou on se dit : « J'aurais aussi bien fait de rester couché, moé à matin ». Actuellement, c'est le 3e jour où je me dis ces paroles qui prennent tout son sens quand j'analyse les trois derniers 24 heures que je viens de  traverser. Vous savez, le genre d'événement qui vous font rager... mais qui vous impose de garder le sourire sous peine d'envenimer davantage les choses !

Photo prise sur le site :http://lesommelierfou.com
/2012/04/07/les-couleurs-du-vin-colours-of-wine/
Prenez-vous un petit verre de vin, blanc ou rouge (c'est à votre guise, le mien est blanc), que je m'épanche sur votre épaule pour vous raconter ! Si vous ne me plaignez pas après cela...

Je vous mets dans le contexte... L'an passé j'ai eu le malheur d'avoir un locataire « bougon » qui a fait du grabuge dans un de mes logements. Vous dire comment je déteste cette personne... non, je ne vous le dirai pas, parce que je ne veux pas dire de gros mots sur mon blogue. Vous savez, la chanson de Dominique Michel... « J'haïs l'hiver... maudit hiver » avec le timbre de voix et l'expression faciale, ben moi je la chante à chaque fois que je pense/rencontre/pense/croise/pense à cet ignoble personnage, en changeant le mot « hiver » pour « son nom » ;) Juste pour vous donner une idée, voyez quelques photos de ses oeuvres. Ça vous donne une idée comment je peux le porter sur mon coeur ! Nul besoin de vous dire que cet ignoble personnage (et le mot est tendre), n'est ni solvable, ni retrouvable et que j'ai fait mon deuil de tous recours contre lui !

Lundi, je m'en allais au centre-ville et j'arrête à un quatre stop. Je tourne et passe près d'une auto bleue. Je vois le conducteur qui me fait un doigt d'honneur et j'aperçois sa « face de cochon »... oups (désolée...). Eh oui, mon ancien locataire ! Cet être ignoble me doit de l'argent, nous a fait dépenser des milliers de dollars pour rendre son logement salubre, n'a aucune cenne qui l'adore et se permet de me faire un doigt d'honneur ! Hummmppppppphhhh !!! (Okay, calme-toi Lucille... Tu as dit que tu serais zen pour le reste de tes jours... :) Je suis partie après lui... mais je l'ai perdu de vue !!  Bon okay, je n’ai aucune idée ce que j'aurais fait si je l'avais attrapée (il mesure 6 pieds 3 pouces, c'est quand même 12 pouces de plus que moi). Mais bon, je suis quand même partie après lui... question de principe ! Non mais tsé, un doigt d'honneur !

Ça c'était lundi !

(Laissez-moi prendre une gorgée... j'en ai vraiment besoin :)

Mardi matin, 6h51 du matin. Je me dirige à l'extérieur de la maison, vers le motorisé stationné dans la cour, pour aller chercher des vêtements qui y étaient encore ! Je suis en mini-jaquette... genre ! Je mets donc mes sandales et un mini-manteau, qui cache tout juste la mini-jaquette que j'ai sur le dos. Je sors et me dirige allègrement vers le motorisé, va chercher le linge et reviens dans la maison... Euh, non, je ne suis pas revenue dans la maison... JE M'ÉTAIS EMBARRÉE DEHORS, avec ma mini-jaquette et mon mini-manteau, qui en fait ne cachait absolument rien !!! De l'avant et de l'arrière, les deux portes étaient solidement barrées, aucun voleur de la terre n'aurait pu rentrer chez moi... pas plus que moi d'ailleurs. Je vous rappelle, je n'ai ni clé d'auto, ni cellulaire, ni sacoche... juste ma mini-jaquette et moi, dehors, par un froid sibérien !!

Je regarde le panier où devait se trouver tout le linge que je cherchais (qui en fait était dans la salle de lavage... à l'intérieur) et n'y trouve qu'une paire de shorts, que j'enfile promptement... sauvant ainsi ma vertu et ma réputation auprès des voisins qui ont plus l'âge d'avoir des lunettes à double foyer... que de s'émoustiller devant la voisine et sa mini-jaquette ! J'ai pensé à tuer mon chum, qui pour une fois n'avait pas oublié de barrer la porte d'en arrière, prendre un bloc de béton de mon terrassement pour fracasser la fenêtre de la porte, ou m'asseoir sur le perron et brailler toutes les larmes de mon corps.

La température avoisinait les + 8 degrés Celsius et en gougoune, mini-jaquette et mini-manteau tout mince... il ne faisait pas chaud ! Puis je pense à ma fille, Vanessa, qui habite à 10 minutes (à pied) de chez moi. Pas peignée - je vous rappelle que je venais de me lever - en gougoune et en short avec mon manteau de nylon à 8 degrés Celsius, je me suis rendue chez ma fille pour aller chercher sa clé.

Bien sûr, elle dormait, elle m'a fait un air « de boeuf » parce que je l'avais réveillée ! Je peux tu vous dire que j'étais armée pour débattre mon point... et ne surtout pas me faire « engueuler »... il était 7h14... et il faisait toujours aussi froid ! Retour vers la maison avec la clé de ma fille... et après 20 minutes de marche (aller-retour) sous une température polaire... (bon okay, mais bon, je faisais vraiment pitié), je peux tu vous dire que la maudite poignée de porte avait signé son arrêt de mort. Il n'était pas question qu'elle vive une journée de plus sur le même toit que moi ! Foutue poignée qui ne se déverrouille pas quand tu "clanche" la poignée! J'allais dire à mon chum : C'est elle ou c'est moi... Et pompé comme je l'étais, il était bien mieux de me choisir... ce qu'il a fait ! Oufff...

Voilà mon début de journée mardi !

(Ahhhh ! une autre gorgée de vin blanc ! Et vous ça va ??)

Ce matin, je suis au bureau, je travaille tranquillement... les profs rentrent lundi (j'ai hâte en mosus, c'est plate quand l'école est vide), je fais mille et une petites affaires ! Je reçois un téléphone de mon partenaire... Catastrophe : l'impôt vient de débarquer dans nos vies (lire geler les comptes de banque) pour une affaire qui remonte à 2008 et que je croyais régler ! Ben paraîtrait que ça ne l'était pas !

Alors, appelle Monsieur Untel, parle avec Madame Unetelle. Je suis polie, douce, aimable, compréhensive - (respire, Lucille, respire, il a le gros bout du bâton, ce gars-là), posée, gentille (même moi, je ne me reconnais pas, c'est peu dire comme j'étais gentille au téléphone).

Trois heures après, deux fax plus tard et un coeur qui a eu autant de soubresauts qu'un kangourou peut en faire dans une journée, le calme était revenu dans la chaumière ! Le monsieur de l'impôt a été super compréhensif et oui, je peux dire gentil. Il a accepté mon arrangement... et surtout a été ouvert à dégeler les comptes de banque ! Tsé, ils ne niaisent pas avec la puck eux autres !!

Voilà ! On est mercredi ! 72 heures de passé dans cette dernière semaine (complète) du mois d'août 2012. Va-t-elle finir par finir cette foutue semaine, calvaire !! Je suis brûlée, épuisée, vannée! Je veux vivre calmement, simplement, sans faire de vague ! Je peux-tu ???

À la prochaine...

(PS: Pis, m'avez-vous plaint un peu???)


lundi 20 août 2012

On a (pourtant) marché sur la lune...

Cet après-midi, 13 h 40, j'avais rendez-vous à l'hôpital pour une mammographie, que m'invite à prendre tous les deux ans — à titre préventif uniquement — mon ministère de la santé. Coincée dans la petite cabine d'un vert déprimant, j'essayais de comprendre comment je pourrais bien faire pour attacher la petite et mince jaquette bleu pâle très (très, très, très) délavée que m'avait tendue une technicienne qui paraissait complètement épuisée en ce froid lundi pré-automnal (ouais, je sais, ailleurs au Québec il faisait beau, y parait... ici, dans mon Abitibi natal, on gelait, calvaire!)

Bon, bref! C'est en me débattant avec les maudits cordons de la jaquette, que je me suis souvenue du texte que publiait Michelle, une amie blogueuse, en fin de semaine : L'habit fait le moi. Dans son texte, Michelle, qui fait un portrait peu reluisant de cette pièce de vêtement archaïque, a oublié de parler de la statique chronique qu'il y a sur ces jaquettes d’hôpital... Je suis certaine qu'il y en a assez pour éclairer la ville de New York durant un mois. Et je ne vous parle pas de la quantité de chocs que j'ai dû subir à cause de cette foutue statique.

Pour ceux et celles qui ne savent pas, une mammographie — après une colposcopie — est l'examen le plus humiliant, le plus dégradant, le plus avilissant qui soit! Non, mais bordel! N'avons-nous pas marché sur la lune??? Y aurait-il moyen d'inventer une machine qui aurait les mêmes propriétés, mais qui ne nous ferait pas sentir comme un morceau de viande qui passe dans les Usines d’Olymel ! Juste pour vous dire, je compatissais avec tous les poulets pressés de la terre.

Je sais, je sais, c'est un mal nécessaire!

Image prise sur le site :
http://www.womenhealthzone.com/
tests-and-treatments
/mammogram/
digital-mammography/
La technicienne — une autre, mais super professionnelle — était toute en douceur et en gentillesse. Mais, veux, veux pas, de se faire « squeezer » le sein dans cette espèce d'étau de plastique qui compresse tant que le souffle ne te coupe pas, à de quoi te faire haïr n’importe qui. Et elle doit être habituée, parce qu’elle est restée indifférente aux regards meurtriers que je lui lançais. Que dire aussi de la peinture des murs « vert hôpital » que tu regardes pour te distraire et qui n'est d'aucun secours quand tu implores en silence la technicienne de peser sur son maudit bouton afin qu’elle te libère de là au plus sacrant!!! 

Et les bras, on ne sait pas où les mettre... ils n'ont aucune utilité ni aucune place dans le scénario. Enfin, la p'tite maudite jaquette bleue, à un moment donné, n'avait plus sa raison d'être, je vous le jure!

Vraiment, j'aurais voulu me voir ailleurs. Entre ça et nettoyer une fausse sceptique... pas sûre que je n’aurais pas choisi la deuxième option!!

Quand tu penses que ton calvaire est fini, y a la madame qui dit : Je vais vérifier si tout est correct avec que vous partiez, au cas où il faudrait recommencer! Faisant les cent pas en attendant le verdict, je peux-tu vous dire que je souhaitais que tout soit correct! Et ce le fut.

Donc, vingt minutes d'enfer pour prévenir, bien sûr! Mais, j'appuierais n'importe quel candidat qui me promettrait une meilleure technologie pour toutes les salles de torture... euh... de mammographie du Québec! Allez, lâchez le plan nord, les carrés rouges et les promesses insipides, chers politiciens. Vous avez encore deux semaines pour gagner mon vote!



samedi 18 août 2012

J'ai fait brûler les rabioles ...

Pour le commun des mortels (que je ne suis pas)... organiser un souper entre ami(e)s est l'affaire de rien. On fouille dans son livre de recettes, on se rend chez IGA et on organise le tout en deux temps, trois mouvements! On reçoit ses invités, on s'assoie, on relaxe et on savoure le fruit de notre labeur en dégustant un délicieux vin blanc qui goûte le bonheur et qui se boit facilement.

Pour moi, l'aventure est beaucoup plus (et toujours) compliquée! Dans mon petit cerveau, habitué d'inventer des histoires et d'écrire des romans, préparer un souper entre amis est aussi ardu que monter le Mont Everest. Une périlleuse aventure qui n'a de cesse de me surprendre de toutes les façons.

First : je n'ai jamais aucune idée quoi servir, outre les éternelles brochettes de poulet accompagnées de ma légendaire salade aux carottes (si vous voulez la recette, je vous l'offre avec plaisir). Donc, pour faire originale et voulant remettre la pareille à mon amie Louise, qui ne cesse de m'accueillir à bras ouverts, j'ai décidé de faire un souper... quatre services... au camping!

Ouais, je vous entends... elle ne se l'est pas jouée facile! Et ben non, je ne fais jamais dans la facilité, moi, vous saurez! Alors, en catastrophe, je cours chez mon amie Danielle. Mon amie Danielle a ce don d'avoir toujours sous la main le menu parfait qui vous dépanne, peu importe la circonstance... Mon amie Danielle est une parfaite maitresse de maison qui a toujours la t'tite affaire le fun qui fait en sorte que vous vous sentez poche jusqu'à la racine des cheveux! Avez-vous cela, dans votre armoire de cuisine vous autres, des verrines pour servir du saumon fumé avec du fromage Philadelphia? Non... ben elle, mon amie Danielle, elle a cela! Connaissez-vous cela vous autres du fromage Coeur de lion que tu assaisonnes avec du sirop d'érable et des pacanes le tout servi sur une feuille de laitue? Et ben mon amie Danielle fait ce genre d'entrée, elle! Je peux tu vous dire que mon amie Danielle... elle m'énerve des fois avec ses milliers d'idées géniales, sa facilité à tout réussir et son charme naturel !

Alors, cette bonne âme charitable a bien voulu préparé un menu original pour son amie (moi) dont, je vous le rappelle, est spécialiste en brochettes de poulet, en salade aux carottes et en écriture de romans. Déjà, à l'épicerie, j'ai lâché prise. Le foutu fromage Coeur de lion... ben je l'ai jamais trouvé! Alors, il a été biffé du menu de façon magistrale! Ainsi que le guacamole qu'elle voulait que je serve avec les crevettes... Pas vu, donc, pas acheté! (les crevettes serviront pour le souper de demain).

J'ai donc fait un filet de porc à la moutarde et à l'ail... (sans ail, parce que j'ai oublié d'en mettre dans la recette... ben oui, je suis comme cela, moi... j'oublie des ingrédients dans mes recettes. Ça doit être pour cela que je ne réussis jamais rien ;). Avant, j'avais servi un potage aux légumes dans des petits pains ronds (ouais, là j'ai vraiment impressionné la galerie) et une salade verte avec des crudités attachées avec une ciboulette (toujours une idée de mon amie Danielle).

Comme accompagnement, avec le filet de porc, j'avais fait des carottes glacées aux pistaches! Encore là, je vous le donne en mille ! J'avais préparé les pistaches... que j'ai oublié dans un plat sur le comptoir. Donc, on a mangé des carottes glacées aux pistaches... sans pistaches.

C'était vraiment une belle présentation, comme assiette. Et j'avais préparé des rabioles!

Photo prise sur le site de metro.ca
 Ça, c'est mon amie Louise (celle que j'avais invitée à souper... dans sa roulotte), qui m'a fait découvrir ce petit légume. C'est dans la famille des navets... et ça ressemble à s'y méprendre à des pommes des terres (sans les calories). Les foutus rabioles... je les ai oubliées sur le rond du poêle, et elles ont collé au fond du chaudron. Donc, en catastrophe... et en prenant un petit verre de vin, on a refait cuire des rabioles... en les surveillant de très près.

Le tout devait se dérouler dans ma roulotte, au terrain de camping! Finalement, j'ai transporté mon attirail chez mon amie Louise (quatre terrains plus loin) et le souper s'est tenu dans sa tente cuisine (demandez-moi pas pourquoi... je ne vous le dirais pas, baon !! ). Et je vous passe sous silence l'état de ma mini-cuisine, qui avait l'air d'un chantier de guerre. Le souper c'est somme toute bien déroulé : les gens ont apprécié, le vin était (super) bon et on a bien ri en finissant la soirée autour du feu de camp qui flambait joyeusement.

J'étais bien contente de mon souper, mais je sais que je n'en ferais pas une vocation, promis, juré! Alors, si je ne vous invite pas à souper, ne le prenez pas personnel ! C'est pas que je ne vous aime pas, c'est que pour faire ce qui pour vous est d'une simplicité désarmante, pour moi ça devient un défi considérable.

Je préfère écrire un roman que préparer un souper ! Je vous le jure ! Vraiment... ;)





samedi 11 août 2012

Je reprends du service...

11 août, presque la mi-août déjà! Un été passé à la vitesse de l'éclair où le repos, la route, le motorisé, le camping et l'écriture ont été à l'honneur. Qui dit vacances, dit lâcher-prise... et ce lâcher-prise s'est répercuté jusque dans mon blogue, qui je dois l'avouer, à connu un régime draconien.

Je me remet donc ce matin au boulot en me disant que comme l'exercice physique, je me devrais d'être plus performante et surtout plus disciplinée. J'ai envie de parler... j'ai toujours envie de parler ;) Je me donne donc comme objectif de nourrir mon blogue de textes qui, j'espère, sauront vous intéresser. Ne parle-t-on pas toujours de ce qui nous passionne? Alors, je discuterais amplement d'écriture et de lecture...

Image sélectionnée sur Internet
Je reprendrais donc du collier aussi avec des sujets moins intéressants, mais tout autant d'actualité : la politique, la corruption, la météo, les inondations de sous-sol (ben oui, j'ai eu droit à ce phénomène naturel où Dame Nature a déversé quatre pouces d'eau dans toutes les pièces de mon « sous-bassement » comme disait mon beau-père). Ce sera le sujet de mon prochain blogue  :).

J'ai l'intention d'être « régulière » dans mes textes et ce sera un honneur pour moi de recevoir vos commentaires. Un commentaire laissé sur un blogue est comme recevoir un sourire d'un étranger que l'on croise dans la rue. On ne connait pas toujours la personne, mais ce sourire nous donne un petit « boost » pour continuer. Alors, vos commentaires sont les bienvenus.

NB; Note pour ceux et celles qui ne savent pas comment laisser un message, voici un petit cours « Blogue 101 ». Premièrement, vous cliquez sur « Message » au bas de chacun des textes. Vous inscrivez votre message dans la section « Saississez  votre message » et ensuite vous cliquez sur « Sélectionnez le profil » (juste en bas de l’espace pour le message), cliquez sur compte Google.

Vous allez être amené sur une page pour vous inscrire à un compte Google avec une adresse Hotmail et un mot de passe. « ** Ne pas cocher la case « restez connecter ». Ça risque de "bugger" souvent ». Ensuite, vous cliquez sur Connexion et votre message sera automatiquement inscrit dans la section message du texte… et je répondrais avec plaisir.

Simple et vite fait, vous verrez!

Au plaisir de partager avec vous!

 

dimanche 5 août 2012

Culloden - la fin des clans : Quand romance, histoire et guerre se rencontrent !

Ce matin, 4h30, Camping de Malartic. Il pleut des cordes. Le tonnerre, les éclairs et l'averse qui coule en trombe sur le toit de mon motorisé m'ont tenu éveillée alors que mon chum ronflait à soulever les rideaux à mes côtés. 

Culloden, la fin des clans
de Valérie Langlois
VLB Éditeur



Essayant en vain de me rendormir, j'ai fait contre mauvaise fortune bon coeur et me suis donc levée afin de terminer, à la lueur d'une petite lampe, le merveilleux roman Culloden - La fin des clans, de Valérie Langlois, publié chez VLBÉditeur. 

J'avais ce roman qui dormait sur ma table de chevet depuis le Salon du Livre de Montréal. À cette occasion, j'avais eu le bonheur de rencontrer cette merveilleuse femme qui dégage une énergie si belle, si douce, une femme dynamique et enjouée comme on voudrait tous en avoir au moins une dans son cercle de connaissance.

Un sourire charmant, un mine espiègle et un coeur grand comme ça ! Voilà ce qui en quelques mots décrit assez bien cette auteure qui en est à ses premiers balbutiements dans le merveilleux monde littéraire. Au fil des semaines et des mois et grâce à la magie de Facebook, j'ai pu découvrir cette belle personne qui est devenue une amie virtuelle qui m'est très chère.

Avec ses mots articulés, ses descriptions riches, son vocabulaire recherché et son imagination débordante, Valérie Langlois nous présente ce roman historique qui se lit sans prendre son souffle. L'auteure, originaire de Montmagny, nous transporte dans un autre monde, dans une Écosse déchirée par la guerre en 1746. On y fait la connaissance de valeureux guerriers Highlanders qui se battent corps et âmes pour garder le territoire que veut conquérir l'armée britannique qui, avouons-le, avec des moyens assez barbares !

Le personnage principal, Aimili Munro y vivra des aventures pénibles et douces, blessantes et salvatrices, laides et belles.

Culloden, la fin des clans, un excellent roman ! Culloden, la fin des clans, un livre à lire absolument !

dimanche 22 juillet 2012

Passer du rêve à la réalité !

Depuis une semaine, je vis sur un nuage ! Et aujourd'hui, j'ai connu une autre dose de bonheur ! Non, je n'ai pas gagné à la loterie... dans mon cas, c'est mieux que cela !

Après des années, des décennies d'attente, mon rêve de voir mon nom sur la couverture d'un roman s'est enfin concrétisé! La semaine dernière, j'ai signé un contrat avec la maison d'Éditions Première Chance et son directeur Sylvain Vallières ont accepté de réaliser mon rêve : Publier mon recueil de nouvelles Dominos.

Vous dire tout ce que cette décision représente pour moi c'est indescriptible. Et aujourd'hui, j'ai reçu la maquette de ma page couverture et encore là... je suis tellement contente des résultats.

Je peux donc vous la présenter :


Dominos : un recueil de cinquante nouvelles de moins de 1 000 mots chacune qui sont aussi variées que surprenantes avec un tout petit lien qui les unit les unes aux autres. Il sera disponible le 4 janvier 2013.

Je voudrais remercier sincèrement tous ceux et celles qui ont cru en mon projet, qui m'ont encouragé dans cette merveilleuse démarche qui m'aura permise de laisser aller mon imagination à son maximum.

Les dix premières nouvelles sont disponibles sur mon blogue littéraire Pour écrire un mot.

C'est certain que je vous tiens au courant ;)

À la prochaine...



lundi 28 mai 2012

Ces dates qui vous collent à la peau...

Je suis du genre à avoir une très bonne mémoire : pour les numéros de téléphone, pour les visages, pour les noms et pour les personnes détestables que je rencontre sur ma route!! Mais j'ai surtout la mémoire des dates. À une époque, j'étais celle qu'on appelait pour se rappeler les événements importants : fête de l'un, anniversaire de mariage de l'autre, renouvellement d'un permis, rentrée scolaire, Noël et Jour de l'an... non, je plaisante. 
 
Certains événements sont facilement mémorables. Dans ma famille, les quatre sœurs et ma mère sont nées en hiver (novembre, décembre, janvier), alors que les quatre frères et mon père ont vu le jour en été (mai, juin, juillet). 

Malgré ma grande facilité à me souvenir des dates, quand vient le temps de donner les dates de naissance de mes enfants, je dois y réfléchir pour ne pas me tromper. Mon plus vieux est né le 12/3, le second le 9/12 et la cadette le 6/9... le jour de l'un devient le mois de l'autre! Vous comprendrez que je doive y réfléchir un peu avant de nommer la bonne date 

Le 28 mai, c'est vraiment une date mémorable pour moi. Le 28 mai 1986 est la journée où j'ai rencontré mon amoureux, le jour béni où je commençais une belle aventure avec un être extraordinaire qui marche encore à mes côtés. Vingt-six années durant lesquelles nous avons construit notre famille, notre entreprise, nos projets, nos rêves, nos voyages, notre futur, notre vie à deux! Vingt-six années durant lesquelles nous avons traversé les hauts, les bas, les milieux et les travers d'une vie de couple. Plus d'un quart de siècle à vivre au rythme des petits, moyens et grands défis d'élever trois enfants aussi différents les uns que l'autre. Tous ces jours, semaines, mois, années durant lesquels nous avons essayé de construire un même rêve, notre rêve : vivre heureux ensemble!

Lucille et Réal

Cette date brille comme une étoile dans mon cœur parce qu'elle me rappelle une époque merveilleuse où j'ai rencontré l'homme le plus merveilleux de la terre! Cet homme qui m'a offert l'amour sur un plateau d'argent et qu'il n'a cessé de me le démontrer tout au long de ces années. Donc le 28 mai, la vie a voulu mettre cet homme sur ce chemin que nous poursuivons ensemble, main dans la main, encore aujourd'hui.

Je suis donc une femme choyée pour tous ces moments magnifiques que j'ai partagés avec mon amoureux. Merci à toi pour ta patience (légendaire), pour ton soutien, pour ton encouragement, pour ta vision de la vie et pour ton amour inconditionnel.

Je t'aime mon chum xx

PS: Le 28 juillet 1990, 50 mois exactement après notre rencontre, nous avons convolé en juste noces. Encore là, une date mémorable à mon cœur dont je vous reparlerai un de ces jours ;)

Une autre date mémorable ; le 10 mars 2011, la journée où je suis devenue la Mamie d'une petite merveille!


lundi 21 mai 2012

Quand un roman vous fait mal en dedans ...

Il est 6 h 48, en ce beau lundi matin de congé! Les oiseaux chantent et le soleil fait déjà des siennes. Il y a de cela moins d'une heure, je me faisais brasser la cage dans l'autobus qui me ramenait de mon périple à New York. Encore engourdie par ces 15 heures de route non-stop et éblouie par tout ce que j'ai vu dans cette Grosse Pomme magique, j'aurai bien mérité un petit roupillon dans mon lit douillet avec l'air conditionné qui ronronnerait en back-ground!

J'aurais pu si mes idées n'étaient hantées par la lecture que j'ai effectuée durant l'allée vers New York. Pendant les douze heures que j'ai passées en compagnie de mes cinquante amis voyageurs, je me suis réfugiée dans un livre qui m'a tenue en haleine du début à la fin. Alors que l'autobus avalait les kilomètres (au Québec) et les miles (aux États), moi j'étais conquise par le roman de Mélanie Fortin, Elle danse avec la folie, publié aux éditions JCL. 
 
Mélanie Fortin, belle et gentille auteure québécoise, fait partie de mon univers facebookois avec qui je partage souvent sur différents sujets. Cette jeune femme qui ne tarit pas d'éloges pour ses deux minis de 5 ans et de 2 ans est, selon moi, la maman que tout le monde voudrait avoir... moi y comprise. Ses statuts Facebook sont de petites merveilles... de purs délices à lire!

Ne connaissant Mélanie que de façon virtuelle, je l'imagine un peu comme une copie moderne de Fanfreluche avec sa voix douce, son regard lumineux, son aura bienveillante. Pour tout dire, j'avais beaucoup de réserve quand est venu le temps d'entreprendre la lecture de son bouquin qui dormait sur ma table de chevet depuis janvier dernier. Je ne pouvais imaginer comment une personne avec un bonheur si tangible — parce qu'il est tangible son bonheur, je vous le jure — pourrait traiter d'un sujet si difficile, si dur, si compliqué : la schizophrénie.

Et bien, laissez-moi vous dire qu'elle a réussi et de très belle façon. Son roman, passionnant à lire d'un couvert à l'autre, m'a plongée dans cet univers inconnu, mystérieux et surtout tabou. Avec un talent indéniable, l'auteure nous fait partager le quotidien de Marie et d'Alice, deux sœurs très liées que cette terrible maladie mettra à l'épreuve.

Entre Val-d'Or et New York, j'ai vécu au rythme effréné de cette histoire touchante. Au cours des 319 pages, j'ai ri, j'ai ragé, j'ai pleuré, j'ai paniqué, j'ai rêvé, j'ai espéré, j'ai eu peur. Une histoire qui nous informe, qui montre l'autre côté de la médaille, qui nous fait réfléchir, qui nous instruit, qui démystifie, qui frappe fort... très fort !  En plus de l'aspect médical touché par l'auteure, elle nous propose aussi un voyage dans les relations sentimentales de ses héroïnes. Vous pensez que votre vie amoureuse est compliquée? Attendez de découvrir l'univers des personnages de ce premier roman de Mélanie Fortin. Ouff !!!

Seul bémol, beaucoup de questions sont posées dans le roman. Cette forme pourrait devenir un peu lourde, mais on n'y fait pas beaucoup de cas tant l'histoire est prenante et intéressante.

Un bouquin qui m'a dérangée, qui m'a remuée, qui m'a fait mal en dedans! Un roman que je vous recommande fortement. Elle danse avec la folie, de Mélanie Fortin, en format bouquin ou en format numérique.



dimanche 6 mai 2012

Hommage à des gens de coeur!


40e de la polyvalente Le Carrefour de Val-d’Or
5 mai 2012

Je suis très honorée de me présenter devant vous ce soir pour rendre hommage à des gens merveilleux qui ont bâti, depuis quarante ans, cette microcité qu’est la Polyvalente Le Carrefour de Val-d’Or

Une microcité qui au fil des ans a vu défiler des milliers de cerveaux avides selon le cas, de français, de math ou des terrains avoisinants l'école. Ils sont des milliers depuis la première cloche, en septembre 1971, à s’être tourmentés, inquiétés, angoissés, désintéressés, détachés de ce qui pouvait se passer entre ces nombreux murs. Ils sont des milliers à avoir levé la main, oublié leur livre, trouvé des excuses, perdu confiance, retrouver confiance à un moment où à un autre durant leur passage ici.

Moi je suis de la vieille garde ! Ah ! non, je ne suis pas vieille… cependant ! J’ai fait mon entrée au Carrefour il y a 39 ans. Un an après l’ouverture. Je suis de la cohorte qui ont connu les Jean-Claude Cadet, Georges Claude, Lise Lord, Jean-Luc Baril, Huguette Offroy, les deux Raymond – Bégin et Desjardins – Jean Furguson, les frères Gamache et l’inoubliable Pierrette Meloche. Qui était étudiant en 1973, 1974, 1975 et ne se souvient pas de la dynamique Pierrette Meloche.

Je suis du temps où les absences étaient connues des parents que la semaine suivante par l’envoi de lettres à la maison. On était chanceux à l’époque.

J’y ai vécu mes premiers amours – à courir 10 mois après un gars, à faire du charme, à sourire, à faire des tatas, pour arriver à mes fins et le « flusher » après deux semaines. J’y ai vécu des moments inoubliables avec ma gang de filles à se promener dans les corridors durant les heures de lunch, à faire rager les surveillants Johnny Falardeau et Monsieur Charbonneau, à skipper des cours pour jouer aux cartes dans le salon étudiant (aujourd’hui les serres du Tournesol).

Comme plusieurs à l’époque, j’avais pris l’option « esthétique » pour bifurquer finalement en secrétariat à l’éducation des adultes.

Ensuite, je suis revenue au Carrefour comme parent pour rencontrer les Louise Guimont, Solange Lupien, Alex Wilscensky, Denis Sénéchal, Emmanuelle Pichon, Martin Proulx, Alain Landry et me faire dire que mes enfants étaient ben fins mais qu’ils ne passaient pas assez de temps dans leur livre d’école.

Puis j’y suis revenue, comme secrétaire pour effectuer un travail qui me passionne et qui me permet de rencontrer des êtres exceptionnels. Ces hommes et ces femmes qui ont à cœur de donner leur connaissance, leur sagesse, leur amour… et leur patience à des jeunes, leurs jeunes. Ces élèves qui ne comprennent pas tous la chance qu’ils sont d’être guidés par le personnel en place à la Polyvalente Le Carrefour.

Merci pour ces moments magiques passés ici, au fil des toutes ces années. Et mon vœu le plus cher, qui j’espère de tout cœur se réalisera, est de terminer mes jours sur une tablette ! Eh oui, sur une tablette de la Bibliothèque de la polyvalente Le Carrefour où un de mes futurs romans sera humblement dans la rangée B au côté des Jacques Pelletier et Daniel St-Germain.

Bravo au Comité organisateur.

Merci et bonne soirée !


dimanche 15 avril 2012

J'ai ouvert un blogue pour mes écrits.

Je viens d'ouvrir un deuxième blogue dans lequel je publierais mes écrits. Je sens le besoin d'avoir un regard d'inconnus sur ce qui me fait vibrer.

Je vais présenter - en partie ou dans son intégralité (on verra...) - les nouvelles que j'ai écrites dans le recueil Dominos, qui n'a malheureusement pas pris preneur auprès des maisons d'édition. Mes histoires dorment dans un dossier de mon ordinateur et ça me rend triste. Alors, je les offre à ceux qui voudront bien prendre le temps de les lire, de les commenter, de les partager.

J'ai appelé ce blogue (cliquer pour y avoir accès) Pour écrire un mot... Je trouvais ce terme à propos, poétique, invitant. Merci de continuer à me suivre! C'est avec plaisir que je vous attends dans mon nouvel univers. Le présent blogue restera ouvert. Il me permettra de continuer à parler de choses et d'autres.

Merci de votre fidélité ! Vous êtes tous si important pour moi...

À la prochaine !

samedi 14 avril 2012

Je vous offre le 2e chapitre - Silence Radio

Je vous offre le chapitre 2 de mon recueil de nouvelles, Dominos, ayant pour titre : Silence Radio.

Vous pouvez le lire ici : Silence Radio

;)

dimanche 8 avril 2012

Dominos...

J'ai décidé comme ça aujourd'hui de publier, sur mon blogue, les textes inclus dans mon recueil de nouvelles Dominos ! Ces textes refusés par six maisons d'édition, qui  n'ont pas passés les rouages des comités de lecture, qui n'ont pas réussis leur test de passage.

Ces textes que j'affectionne particulièrement parce qu'ils sont le fruit d'un travail intense né d'un désir de faire autrement. Ils sont cinquante à dormir dans un tiroir de mon bureau, à pleurer le fait qu'ils ne seront pas lus, à déprimer parce que personne n'en a voulu! J'ai décidé aujourd'hui de leur donner cette chance de se faire voir, de se faire remarquer, de se faire apprécier. Qui sait, ils pourraient être (re)découverts par quelqu'un qui les apprécieraient à leur juste valeur.

Je vous les présenterais, un à la fois, à cadence régulière. Ils vous attendront ! Espérant vous plaire, bien sûr, vous divertir, vous faire passer du bon temps. 

Vous trouverez ces textes dans la nouvelle page Dominos que j'ai installée à droite de mon blogue. J'espère que vous y viendrez, j'espère que vous aimerez, vraiment! Écrire pour moi est important... me faire lire est tout aussi important! 

Bienvenue dans mon monde !


samedi 10 mars 2012

Chronique pour Adrien...

Mon beau petit Adrien d'amour!

C'est ton anniversaire aujourd'hui ! Quel beau petit garçon tu es devenu et comme je suis heureuse d'avoir pu partager cette belle journée avec toi et les dizaines de personnes qui s'étaient données rendez-vous pour souligner cet événement!

Adrien, 1 an
Il y a 1 an de cela, tu faisais ton entrée dans ma vie avec tes beaux grands yeux, ton petit visage d'ange et un paquet d'amour à offrir. Tu as conquis le coeur de ta Mamie qui est tombée en amour avec le merveilleux petit garçon que tu étais.

Il y a 12 mois de cela, tu m'as fait vivre une toute nouvelle émotion qui a rempli mon coeur de bonheur et de douceur, de joie et de plaisir, d'amour et d'émerveillement. Tu as fait de moi la plus heureuse des Mamies qui puissent exister.


dimanche 19 février 2012

Sortir de cette (?&(?&?%&?) léthargie...

Dimanche matin, 9h15... ça fait trois fois que je recommence ce texte!

Le premier était triste à mourir... Le deuxième pire encore!

Et là j'ai décidé que je reprenais le contrôle sur mes pensées et sur ce qui se passait dans mon petit cerveau. Euhhh!! ça va faire, l'apitoiement sur mon sort et le braillage parce que je suis en panne!

Non, mon CRV va très bien, merci! Il roule à merveille. La panne n'a rien de mécanique ;)

C'est côté inspiration que ça « gosse », comme dirait l'autre! J'y arrive pas... j'y arrive plus! C'est le black out total... Désolé, il n'y a plus d'abonné au numéro que vous tentez de rejoindre... Plus de son, plus d'image! Rien, Niet! Le vide! Pas le syndrome de la page blanche... y a même plus de page du tout ;)

samedi 28 janvier 2012

(Re)commencer... encore !

La vie apporte, souvent, son lot d'émotions diverses, variées et incontrôlables. Des fois, le soleil brille de ses mille feux et c'est comme une onde de posivitisme qui envahit notre environnement, et on prend une marche et la vie est belle!

D'autres fois, à regarder un enfant souffrir, à voir les injustices dans le monde, à ne pas comprendre la bêtise humaine et, s'empare de nous une tristesse folle, étouffante, prenante, souvent inconnue, souvent démunie, souvent on se désole de ne pouvoir rien y faire. On ne fait rien et on retourne à notre train-train quotidien!

mercredi 25 janvier 2012

Je ne sais pas quoi écrire...

Depuis plusieurs jours, je tente de trouver un sujet pour publier sur mon blogue... mais je n'ai pas d'inspiration! J'y arrive pas! Pas parce que je n'ai rien à dire... j'ai TOUJOURS quelque chose à dire, et pas seulement des niaiseries, comme me diront certains de mes (bons) amis ;)

Alors, j'ai décidé de vous parler des autres! Quand on a rien à dire, on parle des autres, ça fait toujours de bons sujets de conversations. Et comme je suis gentille, je vais dire uniquement des choses gentilles! Les vacheries, je laisse ça pour les langues sales... dont aucune ne fait partie de mon cercle d'ami(e)s.

Okay, par qui je commence!

Ah oui, l'auteure et ma nouvelle amie Marie Potvin vient de publier, aux Éditions NumérikLivres, son 5e livre numérique qui a pour titre "Suzie et l'homme des bois". Si je me fis au seul roman que j'ai lu d'elle (le Retour de Manon Lachance), ce 5e titre promet beaucoup!

Un livre numérique (pour ceux qui ne le savent pas) est un livre qu'on lit sur un ordinateur ou une liseuse, I-Pad, etc, etc (là mes connaissances sont assez limites, mais vous devez tous avoir un technicien en informatique dans vos connaissances - sinon, c'est un must - qui va vous expliquer tout cela.)

Mon prochain projet de lecture ;) Je vous en reparle. Promis ! Pour acheter le livre : Archambault-Livre. Bonne lecture!

***

mardi 17 janvier 2012

Aurevoir Éric...


Tant et aussi longtemps que le coeur se souvient, les êtres que nous aimons y demeurent et y vivent...

C'est avec cette phrase en tête que je pense à ma collègue, Carole, qui vit actuellement des moments très pénibles, suite au décès de son conjoint - un autre collègue - Éric.

Y a rien à dire de plus! Je veux juste partager cette pensée  qui représente, pour moi, la belle histoire d'amour de ces deux êtres adorables.

Je pense très fort à la belle et gentille Carole et je sais qu'Éric veillera toujours sur elle.

Mes pensées accompagnent aussi leurs enfants, la famille, les amis et les nombreux collègues qui sont aussi touchés par cette triste nouvelle.

Aurevoir Éric!

Repose en paix!



dimanche 15 janvier 2012

Raquette !

Raquette
(A chanter, (oui, oui, chanter), sur l'air de Ginette, de Beau Dommage)

Raquette, Raquette, Raquette
Avec tes côtes qui vont en bas, qui vont en haut
T'as mis d'la brume dans mes lunettes
T'as fait de moi une zombie en raquettes
Durant deux heures dans tes sentiers

Yé, yé, yé, yé yé,yé
Woh, woh, woh, woh!
Tcha, tcha, tcha!

PS: Et c'est très réel pour la brume dans les lunettes - faisait chaud en maudit dans le bois :)

PPS : Pis là, j'suis crevée! La madame n'en mènera pas large ce soir!

jeudi 12 janvier 2012

En marchant...

En marchant dans les rues de ma ville enneigée, ma tête bien emmitouflée sous un capuchon, afin d'éviter que l'averse de flocons vienne foutre le bordel dans mes cheveux raidis et plats, les pieds sur le trottoir, la tête dans les nuages, et je pense, je pense, je pense.

En marchant dans les rues de ma ville enneigée, marche interminable, marche imposée, marche salvatrice, que j'ai promis de faire pour me prouver à moi-même, que j'étais encore capable de relever des défis.

En marchant dans les rues de ma ville enneigée, croisant petits et grands, jeunes ou vieux, beaux et laids, passant anonymement près de deux bedonnants, qui pour calmer leur rage s'époummonent à la porte d'un bar où résonnait, en sourdine, une chanson country.

En marchant dans les rues de ma ville enneigée, comme un voyeur je scrute sans gêne les vitrines colorées, qui d'un mannequin sans tête ou d'un piano à queue, d'une coiffeuse demandée ou d'un solde incroyable.

En marchant dans les rues de ma ville enneigée, je calcule ma chance de vivre dans ce Nord, où l'hiver est long, la neige abondante, les vents glaciaux et la température changeante; ce pays de froid où jamais on ne verra la terre s'affoler, s'exciter et bouger, où les eaux dorment toujours tranquillement dans leur lit.

En marchant dans les rues de ma ville enneigée, à la croisée des chemins, rencontré deux jeunes filles toutes menues, qui, malgré les moins quelques degrés Celsius, se pavanaient en légère tenu, non par manque de budget mais par mode oblige.

En marchant dans les rues de ma ville enneigée, je fus sortie de ma rêverie subitement, par le son strident d'une ambulance pressée, qui courait à vive allure, direction l'hôpital et tout en revoyant mon parfait bilan de santé, eut une pensée d'encouragement pour la personne passagère.

En marchant dans les rues de ma ville enneigée, toujours perdue dans mes innombrables pensées, pas une fois mais deux fois j'ai failli être butée, non par un adonis, un dieu grec où Brad Pitt, mais par une déneigeuse à trottoir qui roulait à fond la caisse, droit devant elle... en ma direction!

En marchand dans les rues de ma ville enneigée, on se serait cru en pleine nuit de Noël, manquait plus que le Minuit Chrétien chanté par Placido Domingo, pour nous faire revivre ce temps, ô combien divin, où en regardant le ciel, on se jure d'avoir vu Rudolph tirer le traineau du Père Noël.

En marchand dans les rues de ma ville enneigée, après quelque 30 minutes en solo, isolée, j'ai repris le chemin du bercail et avec les idées qui se bousculaient dans ma tête, j'ai compris que malgré tout ce que je peux en penser, ma vie... elle est belle en maudit!