dimanche 22 juillet 2012

Passer du rêve à la réalité !

Depuis une semaine, je vis sur un nuage ! Et aujourd'hui, j'ai connu une autre dose de bonheur ! Non, je n'ai pas gagné à la loterie... dans mon cas, c'est mieux que cela !

Après des années, des décennies d'attente, mon rêve de voir mon nom sur la couverture d'un roman s'est enfin concrétisé! La semaine dernière, j'ai signé un contrat avec la maison d'Éditions Première Chance et son directeur Sylvain Vallières ont accepté de réaliser mon rêve : Publier mon recueil de nouvelles Dominos.

Vous dire tout ce que cette décision représente pour moi c'est indescriptible. Et aujourd'hui, j'ai reçu la maquette de ma page couverture et encore là... je suis tellement contente des résultats.

Je peux donc vous la présenter :


Dominos : un recueil de cinquante nouvelles de moins de 1 000 mots chacune qui sont aussi variées que surprenantes avec un tout petit lien qui les unit les unes aux autres. Il sera disponible le 4 janvier 2013.

Je voudrais remercier sincèrement tous ceux et celles qui ont cru en mon projet, qui m'ont encouragé dans cette merveilleuse démarche qui m'aura permise de laisser aller mon imagination à son maximum.

Les dix premières nouvelles sont disponibles sur mon blogue littéraire Pour écrire un mot.

C'est certain que je vous tiens au courant ;)

À la prochaine...



lundi 28 mai 2012

Ces dates qui vous collent à la peau...

Je suis du genre à avoir une très bonne mémoire : pour les numéros de téléphone, pour les visages, pour les noms et pour les personnes détestables que je rencontre sur ma route!! Mais j'ai surtout la mémoire des dates. À une époque, j'étais celle qu'on appelait pour se rappeler les événements importants : fête de l'un, anniversaire de mariage de l'autre, renouvellement d'un permis, rentrée scolaire, Noël et Jour de l'an... non, je plaisante. 
 
Certains événements sont facilement mémorables. Dans ma famille, les quatre sœurs et ma mère sont nées en hiver (novembre, décembre, janvier), alors que les quatre frères et mon père ont vu le jour en été (mai, juin, juillet). 

Malgré ma grande facilité à me souvenir des dates, quand vient le temps de donner les dates de naissance de mes enfants, je dois y réfléchir pour ne pas me tromper. Mon plus vieux est né le 12/3, le second le 9/12 et la cadette le 6/9... le jour de l'un devient le mois de l'autre! Vous comprendrez que je doive y réfléchir un peu avant de nommer la bonne date 

Le 28 mai, c'est vraiment une date mémorable pour moi. Le 28 mai 1986 est la journée où j'ai rencontré mon amoureux, le jour béni où je commençais une belle aventure avec un être extraordinaire qui marche encore à mes côtés. Vingt-six années durant lesquelles nous avons construit notre famille, notre entreprise, nos projets, nos rêves, nos voyages, notre futur, notre vie à deux! Vingt-six années durant lesquelles nous avons traversé les hauts, les bas, les milieux et les travers d'une vie de couple. Plus d'un quart de siècle à vivre au rythme des petits, moyens et grands défis d'élever trois enfants aussi différents les uns que l'autre. Tous ces jours, semaines, mois, années durant lesquels nous avons essayé de construire un même rêve, notre rêve : vivre heureux ensemble!

Lucille et Réal

Cette date brille comme une étoile dans mon cœur parce qu'elle me rappelle une époque merveilleuse où j'ai rencontré l'homme le plus merveilleux de la terre! Cet homme qui m'a offert l'amour sur un plateau d'argent et qu'il n'a cessé de me le démontrer tout au long de ces années. Donc le 28 mai, la vie a voulu mettre cet homme sur ce chemin que nous poursuivons ensemble, main dans la main, encore aujourd'hui.

Je suis donc une femme choyée pour tous ces moments magnifiques que j'ai partagés avec mon amoureux. Merci à toi pour ta patience (légendaire), pour ton soutien, pour ton encouragement, pour ta vision de la vie et pour ton amour inconditionnel.

Je t'aime mon chum xx

PS: Le 28 juillet 1990, 50 mois exactement après notre rencontre, nous avons convolé en juste noces. Encore là, une date mémorable à mon cœur dont je vous reparlerai un de ces jours ;)

Une autre date mémorable ; le 10 mars 2011, la journée où je suis devenue la Mamie d'une petite merveille!


lundi 21 mai 2012

Quand un roman vous fait mal en dedans ...

Il est 6 h 48, en ce beau lundi matin de congé! Les oiseaux chantent et le soleil fait déjà des siennes. Il y a de cela moins d'une heure, je me faisais brasser la cage dans l'autobus qui me ramenait de mon périple à New York. Encore engourdie par ces 15 heures de route non-stop et éblouie par tout ce que j'ai vu dans cette Grosse Pomme magique, j'aurai bien mérité un petit roupillon dans mon lit douillet avec l'air conditionné qui ronronnerait en back-ground!

J'aurais pu si mes idées n'étaient hantées par la lecture que j'ai effectuée durant l'allée vers New York. Pendant les douze heures que j'ai passées en compagnie de mes cinquante amis voyageurs, je me suis réfugiée dans un livre qui m'a tenue en haleine du début à la fin. Alors que l'autobus avalait les kilomètres (au Québec) et les miles (aux États), moi j'étais conquise par le roman de Mélanie Fortin, Elle danse avec la folie, publié aux éditions JCL. 
 
Mélanie Fortin, belle et gentille auteure québécoise, fait partie de mon univers facebookois avec qui je partage souvent sur différents sujets. Cette jeune femme qui ne tarit pas d'éloges pour ses deux minis de 5 ans et de 2 ans est, selon moi, la maman que tout le monde voudrait avoir... moi y comprise. Ses statuts Facebook sont de petites merveilles... de purs délices à lire!

Ne connaissant Mélanie que de façon virtuelle, je l'imagine un peu comme une copie moderne de Fanfreluche avec sa voix douce, son regard lumineux, son aura bienveillante. Pour tout dire, j'avais beaucoup de réserve quand est venu le temps d'entreprendre la lecture de son bouquin qui dormait sur ma table de chevet depuis janvier dernier. Je ne pouvais imaginer comment une personne avec un bonheur si tangible — parce qu'il est tangible son bonheur, je vous le jure — pourrait traiter d'un sujet si difficile, si dur, si compliqué : la schizophrénie.

Et bien, laissez-moi vous dire qu'elle a réussi et de très belle façon. Son roman, passionnant à lire d'un couvert à l'autre, m'a plongée dans cet univers inconnu, mystérieux et surtout tabou. Avec un talent indéniable, l'auteure nous fait partager le quotidien de Marie et d'Alice, deux sœurs très liées que cette terrible maladie mettra à l'épreuve.

Entre Val-d'Or et New York, j'ai vécu au rythme effréné de cette histoire touchante. Au cours des 319 pages, j'ai ri, j'ai ragé, j'ai pleuré, j'ai paniqué, j'ai rêvé, j'ai espéré, j'ai eu peur. Une histoire qui nous informe, qui montre l'autre côté de la médaille, qui nous fait réfléchir, qui nous instruit, qui démystifie, qui frappe fort... très fort !  En plus de l'aspect médical touché par l'auteure, elle nous propose aussi un voyage dans les relations sentimentales de ses héroïnes. Vous pensez que votre vie amoureuse est compliquée? Attendez de découvrir l'univers des personnages de ce premier roman de Mélanie Fortin. Ouff !!!

Seul bémol, beaucoup de questions sont posées dans le roman. Cette forme pourrait devenir un peu lourde, mais on n'y fait pas beaucoup de cas tant l'histoire est prenante et intéressante.

Un bouquin qui m'a dérangée, qui m'a remuée, qui m'a fait mal en dedans! Un roman que je vous recommande fortement. Elle danse avec la folie, de Mélanie Fortin, en format bouquin ou en format numérique.



dimanche 6 mai 2012

Hommage à des gens de coeur!


40e de la polyvalente Le Carrefour de Val-d’Or
5 mai 2012

Je suis très honorée de me présenter devant vous ce soir pour rendre hommage à des gens merveilleux qui ont bâti, depuis quarante ans, cette microcité qu’est la Polyvalente Le Carrefour de Val-d’Or

Une microcité qui au fil des ans a vu défiler des milliers de cerveaux avides selon le cas, de français, de math ou des terrains avoisinants l'école. Ils sont des milliers depuis la première cloche, en septembre 1971, à s’être tourmentés, inquiétés, angoissés, désintéressés, détachés de ce qui pouvait se passer entre ces nombreux murs. Ils sont des milliers à avoir levé la main, oublié leur livre, trouvé des excuses, perdu confiance, retrouver confiance à un moment où à un autre durant leur passage ici.

Moi je suis de la vieille garde ! Ah ! non, je ne suis pas vieille… cependant ! J’ai fait mon entrée au Carrefour il y a 39 ans. Un an après l’ouverture. Je suis de la cohorte qui ont connu les Jean-Claude Cadet, Georges Claude, Lise Lord, Jean-Luc Baril, Huguette Offroy, les deux Raymond – Bégin et Desjardins – Jean Furguson, les frères Gamache et l’inoubliable Pierrette Meloche. Qui était étudiant en 1973, 1974, 1975 et ne se souvient pas de la dynamique Pierrette Meloche.

Je suis du temps où les absences étaient connues des parents que la semaine suivante par l’envoi de lettres à la maison. On était chanceux à l’époque.

J’y ai vécu mes premiers amours – à courir 10 mois après un gars, à faire du charme, à sourire, à faire des tatas, pour arriver à mes fins et le « flusher » après deux semaines. J’y ai vécu des moments inoubliables avec ma gang de filles à se promener dans les corridors durant les heures de lunch, à faire rager les surveillants Johnny Falardeau et Monsieur Charbonneau, à skipper des cours pour jouer aux cartes dans le salon étudiant (aujourd’hui les serres du Tournesol).

Comme plusieurs à l’époque, j’avais pris l’option « esthétique » pour bifurquer finalement en secrétariat à l’éducation des adultes.

Ensuite, je suis revenue au Carrefour comme parent pour rencontrer les Louise Guimont, Solange Lupien, Alex Wilscensky, Denis Sénéchal, Emmanuelle Pichon, Martin Proulx, Alain Landry et me faire dire que mes enfants étaient ben fins mais qu’ils ne passaient pas assez de temps dans leur livre d’école.

Puis j’y suis revenue, comme secrétaire pour effectuer un travail qui me passionne et qui me permet de rencontrer des êtres exceptionnels. Ces hommes et ces femmes qui ont à cœur de donner leur connaissance, leur sagesse, leur amour… et leur patience à des jeunes, leurs jeunes. Ces élèves qui ne comprennent pas tous la chance qu’ils sont d’être guidés par le personnel en place à la Polyvalente Le Carrefour.

Merci pour ces moments magiques passés ici, au fil des toutes ces années. Et mon vœu le plus cher, qui j’espère de tout cœur se réalisera, est de terminer mes jours sur une tablette ! Eh oui, sur une tablette de la Bibliothèque de la polyvalente Le Carrefour où un de mes futurs romans sera humblement dans la rangée B au côté des Jacques Pelletier et Daniel St-Germain.

Bravo au Comité organisateur.

Merci et bonne soirée !


dimanche 15 avril 2012

J'ai ouvert un blogue pour mes écrits.

Je viens d'ouvrir un deuxième blogue dans lequel je publierais mes écrits. Je sens le besoin d'avoir un regard d'inconnus sur ce qui me fait vibrer.

Je vais présenter - en partie ou dans son intégralité (on verra...) - les nouvelles que j'ai écrites dans le recueil Dominos, qui n'a malheureusement pas pris preneur auprès des maisons d'édition. Mes histoires dorment dans un dossier de mon ordinateur et ça me rend triste. Alors, je les offre à ceux qui voudront bien prendre le temps de les lire, de les commenter, de les partager.

J'ai appelé ce blogue (cliquer pour y avoir accès) Pour écrire un mot... Je trouvais ce terme à propos, poétique, invitant. Merci de continuer à me suivre! C'est avec plaisir que je vous attends dans mon nouvel univers. Le présent blogue restera ouvert. Il me permettra de continuer à parler de choses et d'autres.

Merci de votre fidélité ! Vous êtes tous si important pour moi...

À la prochaine !

samedi 14 avril 2012

Je vous offre le 2e chapitre - Silence Radio

Je vous offre le chapitre 2 de mon recueil de nouvelles, Dominos, ayant pour titre : Silence Radio.

Vous pouvez le lire ici : Silence Radio

;)

dimanche 8 avril 2012

Dominos...

J'ai décidé comme ça aujourd'hui de publier, sur mon blogue, les textes inclus dans mon recueil de nouvelles Dominos ! Ces textes refusés par six maisons d'édition, qui  n'ont pas passés les rouages des comités de lecture, qui n'ont pas réussis leur test de passage.

Ces textes que j'affectionne particulièrement parce qu'ils sont le fruit d'un travail intense né d'un désir de faire autrement. Ils sont cinquante à dormir dans un tiroir de mon bureau, à pleurer le fait qu'ils ne seront pas lus, à déprimer parce que personne n'en a voulu! J'ai décidé aujourd'hui de leur donner cette chance de se faire voir, de se faire remarquer, de se faire apprécier. Qui sait, ils pourraient être (re)découverts par quelqu'un qui les apprécieraient à leur juste valeur.

Je vous les présenterais, un à la fois, à cadence régulière. Ils vous attendront ! Espérant vous plaire, bien sûr, vous divertir, vous faire passer du bon temps. 

Vous trouverez ces textes dans la nouvelle page Dominos que j'ai installée à droite de mon blogue. J'espère que vous y viendrez, j'espère que vous aimerez, vraiment! Écrire pour moi est important... me faire lire est tout aussi important! 

Bienvenue dans mon monde !


samedi 10 mars 2012

Chronique pour Adrien...

Mon beau petit Adrien d'amour!

C'est ton anniversaire aujourd'hui ! Quel beau petit garçon tu es devenu et comme je suis heureuse d'avoir pu partager cette belle journée avec toi et les dizaines de personnes qui s'étaient données rendez-vous pour souligner cet événement!

Adrien, 1 an
Il y a 1 an de cela, tu faisais ton entrée dans ma vie avec tes beaux grands yeux, ton petit visage d'ange et un paquet d'amour à offrir. Tu as conquis le coeur de ta Mamie qui est tombée en amour avec le merveilleux petit garçon que tu étais.

Il y a 12 mois de cela, tu m'as fait vivre une toute nouvelle émotion qui a rempli mon coeur de bonheur et de douceur, de joie et de plaisir, d'amour et d'émerveillement. Tu as fait de moi la plus heureuse des Mamies qui puissent exister.


dimanche 19 février 2012

Sortir de cette (?&(?&?%&?) léthargie...

Dimanche matin, 9h15... ça fait trois fois que je recommence ce texte!

Le premier était triste à mourir... Le deuxième pire encore!

Et là j'ai décidé que je reprenais le contrôle sur mes pensées et sur ce qui se passait dans mon petit cerveau. Euhhh!! ça va faire, l'apitoiement sur mon sort et le braillage parce que je suis en panne!

Non, mon CRV va très bien, merci! Il roule à merveille. La panne n'a rien de mécanique ;)

C'est côté inspiration que ça « gosse », comme dirait l'autre! J'y arrive pas... j'y arrive plus! C'est le black out total... Désolé, il n'y a plus d'abonné au numéro que vous tentez de rejoindre... Plus de son, plus d'image! Rien, Niet! Le vide! Pas le syndrome de la page blanche... y a même plus de page du tout ;)

samedi 28 janvier 2012

(Re)commencer... encore !

La vie apporte, souvent, son lot d'émotions diverses, variées et incontrôlables. Des fois, le soleil brille de ses mille feux et c'est comme une onde de posivitisme qui envahit notre environnement, et on prend une marche et la vie est belle!

D'autres fois, à regarder un enfant souffrir, à voir les injustices dans le monde, à ne pas comprendre la bêtise humaine et, s'empare de nous une tristesse folle, étouffante, prenante, souvent inconnue, souvent démunie, souvent on se désole de ne pouvoir rien y faire. On ne fait rien et on retourne à notre train-train quotidien!

mercredi 25 janvier 2012

Je ne sais pas quoi écrire...

Depuis plusieurs jours, je tente de trouver un sujet pour publier sur mon blogue... mais je n'ai pas d'inspiration! J'y arrive pas! Pas parce que je n'ai rien à dire... j'ai TOUJOURS quelque chose à dire, et pas seulement des niaiseries, comme me diront certains de mes (bons) amis ;)

Alors, j'ai décidé de vous parler des autres! Quand on a rien à dire, on parle des autres, ça fait toujours de bons sujets de conversations. Et comme je suis gentille, je vais dire uniquement des choses gentilles! Les vacheries, je laisse ça pour les langues sales... dont aucune ne fait partie de mon cercle d'ami(e)s.

Okay, par qui je commence!

Ah oui, l'auteure et ma nouvelle amie Marie Potvin vient de publier, aux Éditions NumérikLivres, son 5e livre numérique qui a pour titre "Suzie et l'homme des bois". Si je me fis au seul roman que j'ai lu d'elle (le Retour de Manon Lachance), ce 5e titre promet beaucoup!

Un livre numérique (pour ceux qui ne le savent pas) est un livre qu'on lit sur un ordinateur ou une liseuse, I-Pad, etc, etc (là mes connaissances sont assez limites, mais vous devez tous avoir un technicien en informatique dans vos connaissances - sinon, c'est un must - qui va vous expliquer tout cela.)

Mon prochain projet de lecture ;) Je vous en reparle. Promis ! Pour acheter le livre : Archambault-Livre. Bonne lecture!

***

mardi 17 janvier 2012

Aurevoir Éric...


Tant et aussi longtemps que le coeur se souvient, les êtres que nous aimons y demeurent et y vivent...

C'est avec cette phrase en tête que je pense à ma collègue, Carole, qui vit actuellement des moments très pénibles, suite au décès de son conjoint - un autre collègue - Éric.

Y a rien à dire de plus! Je veux juste partager cette pensée  qui représente, pour moi, la belle histoire d'amour de ces deux êtres adorables.

Je pense très fort à la belle et gentille Carole et je sais qu'Éric veillera toujours sur elle.

Mes pensées accompagnent aussi leurs enfants, la famille, les amis et les nombreux collègues qui sont aussi touchés par cette triste nouvelle.

Aurevoir Éric!

Repose en paix!



dimanche 15 janvier 2012

Raquette !

Raquette
(A chanter, (oui, oui, chanter), sur l'air de Ginette, de Beau Dommage)

Raquette, Raquette, Raquette
Avec tes côtes qui vont en bas, qui vont en haut
T'as mis d'la brume dans mes lunettes
T'as fait de moi une zombie en raquettes
Durant deux heures dans tes sentiers

Yé, yé, yé, yé yé,yé
Woh, woh, woh, woh!
Tcha, tcha, tcha!

PS: Et c'est très réel pour la brume dans les lunettes - faisait chaud en maudit dans le bois :)

PPS : Pis là, j'suis crevée! La madame n'en mènera pas large ce soir!

jeudi 12 janvier 2012

En marchant...

En marchant dans les rues de ma ville enneigée, ma tête bien emmitouflée sous un capuchon, afin d'éviter que l'averse de flocons vienne foutre le bordel dans mes cheveux raidis et plats, les pieds sur le trottoir, la tête dans les nuages, et je pense, je pense, je pense.

En marchant dans les rues de ma ville enneigée, marche interminable, marche imposée, marche salvatrice, que j'ai promis de faire pour me prouver à moi-même, que j'étais encore capable de relever des défis.

En marchant dans les rues de ma ville enneigée, croisant petits et grands, jeunes ou vieux, beaux et laids, passant anonymement près de deux bedonnants, qui pour calmer leur rage s'époummonent à la porte d'un bar où résonnait, en sourdine, une chanson country.

En marchant dans les rues de ma ville enneigée, comme un voyeur je scrute sans gêne les vitrines colorées, qui d'un mannequin sans tête ou d'un piano à queue, d'une coiffeuse demandée ou d'un solde incroyable.

En marchant dans les rues de ma ville enneigée, je calcule ma chance de vivre dans ce Nord, où l'hiver est long, la neige abondante, les vents glaciaux et la température changeante; ce pays de froid où jamais on ne verra la terre s'affoler, s'exciter et bouger, où les eaux dorment toujours tranquillement dans leur lit.

En marchant dans les rues de ma ville enneigée, à la croisée des chemins, rencontré deux jeunes filles toutes menues, qui, malgré les moins quelques degrés Celsius, se pavanaient en légère tenu, non par manque de budget mais par mode oblige.

En marchant dans les rues de ma ville enneigée, je fus sortie de ma rêverie subitement, par le son strident d'une ambulance pressée, qui courait à vive allure, direction l'hôpital et tout en revoyant mon parfait bilan de santé, eut une pensée d'encouragement pour la personne passagère.

En marchant dans les rues de ma ville enneigée, toujours perdue dans mes innombrables pensées, pas une fois mais deux fois j'ai failli être butée, non par un adonis, un dieu grec où Brad Pitt, mais par une déneigeuse à trottoir qui roulait à fond la caisse, droit devant elle... en ma direction!

En marchand dans les rues de ma ville enneigée, on se serait cru en pleine nuit de Noël, manquait plus que le Minuit Chrétien chanté par Placido Domingo, pour nous faire revivre ce temps, ô combien divin, où en regardant le ciel, on se jure d'avoir vu Rudolph tirer le traineau du Père Noël.

En marchand dans les rues de ma ville enneigée, après quelque 30 minutes en solo, isolée, j'ai repris le chemin du bercail et avec les idées qui se bousculaient dans ma tête, j'ai compris que malgré tout ce que je peux en penser, ma vie... elle est belle en maudit!


lundi 2 janvier 2012

Petit Chaton, Petit Pingouin et Petit Bas s'ennuient déjà...

Nous sommes vraiment tristes. Depuis quelques heures, un calme plat règne dans la maison de Mamie. Seul le bruit effacé de la laveuse qui roule à plein régime nous parvient du sous-sol.

La musique de Noël s'est éteinte, de même que la vie qu'il y avait ici depuis deux belles semaines. Vous savez, le genre de bruit qui fait battre le coeur des maisons, qui réchauffe durant les pires froids d'hiver, qui met de la joie dans les yeux des petits et des grands.

Ah! Désolé... comme nous sommes bêtes. Nous avons oublié de nous présenter. Nous sommes Petit Chaton, Petit Pingouin et Petit Bas. Et on nous a oubliés à Val-d'Or. Ben en fait, pas vraiment oublié pour ce qui est de Petit Chaton et Petit Pingouin. C'est plus le manque d'espace dans la voiture qui a fait en sorte qu'on continue à séjourner chez Mamie.

Mais Petit Bas, lui, a carrément été oublié. Abandonné, seul dans un monde inconnu!  Vous y pensez... et son jumeau, lui fait partie du voyage, quelque part, caché dans l'un des 275  sacs à couches, valises, sacs à dos, sacs d'épicerie, sacs à recyclage qu'il a fallu « paqueter » dans la pauvre voiture. Ce n'est qu'une Honda Civic, que diable... Pas un semi-remorque de 45 pieds que conduit Papa Patrick. Mais bon, comme bien d'autres domaines, il a réussi à faire des miracles, ce Papa Patrick! Comme il fait souvent, quand il se cache derrière son appareil photo. Il est capable de faire sortir ce qu'il y a de plus beau, de plus charmant, de plus pur chez les gens quand il les prend en photo. Magique!

Mais bon, là on s'égare un peu. Il a fallu prendre des décisions importantes, vu le manque de place. Et, il y a eu des dommages collatéraux. Petit Chaton, Petit Pingouin, Petit Siège-d'Appoint, Petit Parc, Petite Voiturette, les quintuplés Petits Livres et les sextuplées Petites Bavettes ainsi que Petit Toutou devront attendre que Mamie et Papie aillent à Montréal pour connaitre leur nouvelle maison. Gros Micro-Onde - ça c'est un cadeau qu'à reçu Papa Patrick -  devra aussi patienter encore deux mois avant de sortir de sa boite et de faire des jaloux dans la maison de son nouveau propriétaire. Il en va de même pour Petit Fil d'Ordinateur de Papa qui est resté sur la table du salon.

Mais comme on vous disait plus tôt, il règne un calme plat dans la chaumière. Mamie qui erre comme une âme en peine, en essayant de faire du ménage! On dit bien essayer... parce que jusqu'à maintenant, les résultats ne sont pas très convaincants. En plus, elle a un nouveau dada... elle boit du thé vert! Elle est bizarre, Mamie. Elle a toujours besoin de faire de nouvelles expériences, d'essayer de nouvelles choses, de se donner des nouveaux défis. Mais bon, vous savez, à son âge faut surtout pas la contrarier! On va changer de sujet, si vous le voulez bien!

Donc, on n'entend plus les jolis ta-ta-ta que nous servaient le P'tit Minou à Mamie - vous devez savoir de qui on parle... elle est complètement gaga de ce petit bout de chou de 9 mois et demi qui a commencé à se trainer à quatre pattes durant son séjour chez elle.

Vous savez, celui qui nous bouscule, qui nous pousse, qui nous garroche à terre, qui nous fracasse la tête contre le plancher, celui qui se tanne vite de nous et qui préfère aller ramper jusqu'au vidéo et pitonner sur la télé du salon. Vous savez de qui on parle! Oui, bon... Il semblait bien aussi que vous deviez le connaitre!

Alors, il est parti avec sa Maman Sophie et son Papa, direction Montréal, en ce matin doux de janvier, mais sur des routes très enneigées! C'est qu'il en tombe de la neige à Val-d'Or, vous avez pas idée! Ils doivent être les « champions poids lourds pelleteurs du monde entier ». En tout cas, Papie s'en est donné à coeur joie ce matin :)

Et nous, nous devrons patienter, sagement, avant de prendre la route 117 et retrouver ce petit bout d'homme qui, nous en sommes convaincus, nous aime malgré tout... d'un amour féroce peut-être, mais d'un amour quand même!

On doit vous laisser. On va aller retrouver le reste de nos amis abandonnés et on va se consoler en gang de cet abandon qui, nous devons bien l'avouer, nous brise le coeur! Mais bon, comme dit Mamie... il faut ce qu'il faut et les retrouvailles n'en seront que plus magnifiques!

À la prochaine...





PS: On permet à Mamie de mettre sa signature, même si elle n'a rien écrit de ce qui précède... Après tout, c'est son blogue qu'on a squatté pour vous parler de notre désarroi d'avoir été laissé pour compte. Tsé, ça commence bien l'année!!!


dimanche 1 janvier 2012

79 chroniques plus tard...

Faire le bilan de l'année qui vient de s'achever, c'est comme essayer  de se rappeler le nombre de bières qu'on a bu lors du party de la veille. On le sait que ça nous a rendu joyeux et qu'on était dans le party, mais on ne veut pas se rappeler, nécessairement, de toutes les niaiseries qu'on peut avoir dites où faites.

Mon année 2011 a été riche en émotion.

Du point de vue personnel, il y a eu des gros hauts et de gros bas. Le plus beau des gros hauts, aura été sans contredit la naissance de mon petit-fils Adrien, qui m'a offert, sur un plateau d'argent, le titre honorifique de Mamie.

Côté professionnel, rien à dire! Je suis au paradis... j'adore ma job! Je travaille avec une équipe de rêve, je suis au comble dans cette tâche de secrétaire à la polyvalente le Carrefour de Val-d'Or. J'ai des collègues en or, une boss extraordinaire et un milieu de travail paradisiaque (non, non, boss, je ne veux pas d'augmentation ;) C'est vrai!!!

Côté acquisition, me suis achetée un motorisé, un 5e bloc appartement, un laptop, des bottes à la Plaza St-Hubert, un manteau blanc (maudit manteau blanc qui vient tout sale la première fois que tu le portes) pis vingt livres de porc haché pour faire des pâtés à viande qui auraient nourri une armée!

Côté loisir, j'ai fait de belles et grandes choses. Fait le tour de la Nouvelle-Angleterre en motorisé. Wow, Wow et reWow! Suis allée voir Elton John à Woodstuck, dans l'État de New York avec mon chum, ma petite soeur et son chum. Wow, Wow et reWow! Fait de nombreux aller-retour Val-d'Or-Montréal pour voir grandir mon petit Adrien. Wow... (bon, vous voyez le genre;).

Le domaine où ça à bouger le plus dans ma vie en 2011, c'est ma nouvelle orientation dans le monde de la littérature. Wow, Wow et ReWow!!!! Salon du livre Gatineau, Salon du livre de l'Abitbi-Témiscamingue à Ville-Marie et, summum de tout... Salon du livre de Montréal.  J'ai encore des vapes ;)

En mars, j'ai assisté au lancement de livre IMPASSE de (ma nouvelle amie virtuelle) Sylvie Gaydos, où j'ai rencontré des amis-blogueurs auteurs, Pierre-H Charron, l'Ermite Richard Tremblay, Patrice Cazeault, Isabelle Lauzon, Audrey Parily. Au printemps, j'ai été membre du jury pour le Concours littéraire Jeunesse Télé-Québec (Abitibi-Témiscamingue) sous la présidence de notre castor national, François Bélisle. A l'été, j'ai fait la connaissance de Gen Blouin en pleine séance de photos.

En novembre, j'ai rencontré d'autres auteurs formidables au SLM : Julie Pellerin, Dominic Bellavance, Annie Quintin, Solène Bourque, Sophie Rondeau, Mariane Cayer,Valérie Langlois, Stéphane Dompierre, Bryan Perros. J'ai aperçu (de loin) India Desjardins et tenté d'éviter Michelle Richard :)

Côté écriture, ce fut ma meilleure année à vie! J'ai participé aux Milles mots de l'Ermite, à un concours littéraire de Radio-Canada, débuté un roman que j'ai mis de côté pour l'instant. J'ai fait un projet d'écriture qui a été complété à la fin de l'été et que j'ai envoyé à 6 maisons d'édition depuis. Et j'attend (encore) des réponses. J'ai fait aussi un projet complètement fou, le Nanowrimo. Écrire une histoire de 50 000 mots en 30 jours... projet qui est (encore) en écriture ;)

En fin d'année, j'ai su que ma nouvelle de 3 000 mots, Volontas, fera parti d'un bouquin qui sera publié au printemps réunissant des nouvelles d'auteurs valdoriens. Non, mais, je suis tu chanceuse, vous pensez. Le rêve!!! J'arrive à peine à y croire ;)

Une année fort bien remplie qui ouvre la voie à plein de beaux projets pour 2012 qui vient de débuter. Au cours des prochains mois, j'espère rencontrer de nouveaux amis Facebook/blogueurs/écrivains, comme ClaudeL, Marie-Claude Charland, Annie Perreault, Marie Potvin, Benoit Bourbeau, l'Impulsive montréalaise, Michèle, Jeff Dagenais et plusieurs autres. J'espère de tout coeur rencontrer encore plus de gens intéressants, amusants, enlevants. Faire de nouvelles connaissances, partager avec des gens intéressants, explorer la vie avec des personnes emballantes.

Je souhaite donc à chacune des personnes qui vient visiter mon blogue, une année 2012 remplie de belles et bonnes choses : douceur, amour, joie, tendresse, abondance, respect, sourire, calin, bisous et tout ce que votre coeur désire.

Je vous dis souvent que votre présence dans ma vie est comme un cadeau que le ciel m'envoie pour me confirmer qu'on peut faire ce qui nous allume dans la vie. Moi ce qui m'allume ce sont les mots, les émotions et le partage des mots et des émotions. Le fait que mes mots peuvent, à l'occasion vous toucher ou vous faire rire, me comble de bonheur et me rassure dans ce talent - oui, je sais... c'est le seul ;) - qui est moi et qui fait partie de moi dans mon entièreté.

Bises... et à la prochaine!


jeudi 29 décembre 2011

Quand une petite enveloppe chavire votre coeur...

Je vais vous écrire, là, à froid, parce que je sais pas quand je vais redescendre de mon nuage. Depuis 14 h cet après-midi, je flotte, je suis comme sur une autre planète... même le magasinage (une de mes activités préférées) n'a pu me faire revenir sur terre - c'est peu dire ;).

Saviez-vous cela, vous autres, que les messieurs et les mesdames de Postes Canada travaillaient entre les Fêtes? Moi je ne savais pas. Alors, cet après-midi je pars pour une séance de magasinage en règle. Tsé, après cinq jours de cloitre dans la maison à manger du paté à la viande (oui, oui, il m'en reste encore et on est rendu au 29 décembre), de la dinde, à boire du vin blanc, à faire des coucous et des bisous à mon beau Adrien, à me coucher très très tard et me lever très très tôt, j'ai donc décidé de sortir de mon chez-moi.

Je sors donc sur la galerie et j'ouvre la boite aux lettres. . Étrange que je me dis je croyais vraiment que comme moi, les facteurs avaient congé jusqu'au 3 janvier, mais bon. Il y a 3 lettres. Une revue, une offre pour une carte de crédit (incroyable taux d'intérêt, juste pour vous...ya right!) et une lettre blanche.

Je reviens dans la maison, parce que la lettre blanche m'a fait arrêter le coeur. Mon nom, mon adresse y figurent. Coin supérieur gauche : Logo, Ville de Val-d'Or, Service culturel. Tac, tac, mes genoux flanchent, je pense même que j'ai poussé un gémissement (je ne suis pas trop certaine, mais bon, ce n’est pas vraiment essentiel à ce stade-ci de l'histoire ;). Remets les clés d'auto dans mes poches et reviens m'asseoir à la table de la cuisine (et non, si vous voulez le savoir, je n’ai pas pris la peine d'enlever mes bottes, ni d'enlever mon manteau).

Je mets la lettre sur la table et je la regarde. Je n'ose pas l'ouvrir. J'ai peur. Calvaire que j'ai peur de ce qu'elle peut contenir, cette lettre blanche avec le logo du Service culturel de Val-d'Or dans son coin supérieur gauche! Je ferme les yeux et je me dis : « Faites que ce soit positif, mon Dieu, faites que ce soit positif ».

Ah, je ne vous ai pas encore dit ce que j'attends comme réponse de la Ville de Val-d'Or. Désolée, j'suis encore sur mon nuage...

En septembre dernier, je mettais la touche finale à une nouvelle de 3 000 mots que j'ai envoyés au Service culturel de Val-d'Or pour participer à un projet littéraire qui réunirait les textes d'auteurs amateurs et professionnels de Val-d'Or. Les textes choisis - ce n'est pas un concours, mais une sélection de textes - seront publiés dans un livre qui paraitra au printemps prochain, dans le cadre du Salon du Livre de l'Abitibi-Témmiscamingue.

Donc, j'ai écrit une nouvelle de  2 999 mots sharp!!!! Pour être honnête, j'ai du couper (maudit que j'haï ça couper, mais bon, fallait ben que je respecte les règlements, hein ;) J'ai mis le tout à la poste le 15 septembre et continuer ma vie, même si mon esprit était souvent dans les vapes en essayant d'imaginer où du diable pouvait bien être rendu mon manuscrit. On avait indiqué que les textes choisis seraient dévoilés la première semaine de novembre. Première semaine de novembre arrive, pas de réponse, pas de nouvelles: ouais, ouais, je vous vois penser : pas de nouvelles, bonnes nouvelles... mais avec moi ça marche jamais, ça... pas de nouvelles, souvent c'est que j'ai été flushée, où qu'on m'a perdu, où que je fittais pas, où que j'étais pas au bon endroit au bon moment, bref... j'ai jamais pris ça pour du cash, le pas de nouvelles, bonnes nouvelles.

Puis, après, j'ai oublié. Tsé, un moment donné une fille (où un gars, si vous êtes un gars) se tanne de jamais être dans la bonne gang ou que les planètes ne soient jamais alignées quand c'est ton moment à toi!.

Donc, cet après-midi, j'ai  la lettre en face de moi et j'ai la chienne. Je ne veux pas l'ouvrir parce que je ne veux pas être déçue. Je ne veux pas qu'on me dise que je n’ai pas été retenue, que mon texte était bon... mais pas assez bon, tsé... tout ça, je n’avais pas envie de le lire.

Puis, un moment donné je me suis dit qu'il faudrait bien que j'arrête de paniquer et que j'ouvre la maudite enveloppe pour voir. Et si... et tout d'un coup que la réponse serait bonne, que je serais tombée dans l'oeil du comité et qu'on aurait aimé. Bon, après une grande respiration, j'ouvre l'enveloppe.

Sept mots ont suffi à me faire arrêter le coeur : « Madame, J'ai l'honneur de vous annoncer que... » Là, j'ai arrêté de lire... parce que je voyais plus clair. Je pleurais comme une madeleine (désolée pour les madeleine qui me lisent ;) J'ai laissé tomber la lettre et j'ai pleuré un bon coup (je le sais, je le sais, je suis une braillarde chronique, mais que voulez-vous, à mon âge ça ne se change pas... ça coûte juste plus cher en kleenex, ha ha ha).

Ensuite, j'ai repris la lecture. « Vos mots ont su toucher le comité d'évaluation qui a passé en revue les 27 manuscrits soumis, ce qui vous assure une place dans cet ouvrage à paraître vers la fin du printemps aux Éditions du Quartz... » Redépose la lettre sur la table, rebraillage en règle, ressaie de nouveau de retrouver mon souffle, bref, un tsunami d'émotions, de reniflage, de kleenex et de larmes. Je suis seule à la maison... mon chum qui m'attend dans un de nos loyers pour aller acheter du plancher flottant et de la céramique.

Y a une personne à qui j'ai promis que j'annoncerais la nouvelle en primeur. Une collègue de travail, Marie-Claude, qui m'a parléen premier de ce projet et qui, chaque semaine me demandait si j'avais eu des nouvelles du concours. J'ai donc laissé un long message sur la boite vocale de Marie-Claude (désolée pour l'incongruité du message, Marie, j'étais full émotive ;) Puis j'ai annoncé la nouvelle à mes 293 ami(e)s Facebook et je suis allée acheter du plancher flottant et de la céramique ;)

Merci d'être là pour me permettre de partager mes états d'âme aussi fous puissent-ils être. Vous me faites un tel bien et c'est grâce à des gens comme vous que je peux faire ce que j'adore le plus faire... écrire!

À la prochaine...

PS : Et sur invitation du monsieur du Service culturel de la Ville de Val-d'Or, je suis donc devenue membre du Conseil de la culture de l'Abitbi-Témiscamingue.. (whout, whout, whout) dans la catégorie Lettre! Rien de moins!

J'vous l'ai tu dit que je capote ;)


mardi 27 décembre 2011

Si tu savais, Bibi...

Bibi est une belle jeune fille de 17 ans. J'ai eu envie de lui écrire ce texte parce que le coeur de la belle souffre d'avoir vécu un amour à sens unique, un amour d'adolescente, un amour impossible. Je vais lui ouvrir mon coeur de "vieille ma tante", en espérant que mes paroles ne soient pas perçues comme celles d'une croulante, mais plutôt comme des paroles d'une fille qui a versé d'innombrables larmes pour des amours passagers, avant de rencontrer le vrai.

Belle Bibi. Aujourd'hui, ton coeur souffre de s'être ouvert et d'avoir brillé de milles et un feux pour un type qui ne s'est aperçu de rien, qui n'a pas su voir tout ce que tu avais à lui offrir. Ton coeur a flanché pour lui, a battu pour lui, a soupiré pour lui, a bondi pour lui... en vain!

Je n'aurais jamais la prétention de dire que j'ai la solution miracle, mais je peux te dire une chose : l'amour... ça ne doit jamais faire mal. Ni physiquement, ni psychologiquement, ni émotivement. C'est un complément, non un chemin à sens unique. L'amour c'est beau, doux, unique, mystérieux, charmant, agréable. L'amour, c'est bon, ça se mérite, ça s'apprivoise, ça se partage.

C'est pourquoi je trouve dommage et triste que les adolescentes comme toi ouvrent leur coeur à des personnes qui ne le méritent pas du tout. Comme je le disais, l'amour, ça ne fait pas mal. Et l'amour, ça ne se donne pas à un inconnu. L'amour ça se cultive, comme un jardin, jour après jour, continuellement.

Il a une belle gueule, il a une belle attitude, il est beau et séduisant, il a les plus beaux yeux de la terre, il t'a fait un sourire. Ton coeur a manqué. Tu le vois dans ta soupe. Tu rêves de lui. Tu ne penses qu'à lui.

Toutes ces images ne devraient pas faire chavirer ton coeur. Elles devraient t'inciter, au contraire, à fouiller, à explorer, à chercher, à découvrir ce qui se cache derrière tout cet éventail de "belles choses" que ce garçon a à t'offrir.

Avant d'ouvrir ton coeur, avant de laisser quiconque y pénétrer, avant de l'offrir sur un plateau d'argent à un inconnu, fais en sorte de savoir à qui tu as affaire. Découvre la personne qui aura la chance d'être aimée par toi, apprivoise le chanceux qui pourra bénéficier de tout l'amour que tu as à offrir, analyse les faits et gestes de celui qui aura le bonheur de marcher à tes côtés, connais bien le garçon qui te tiendra la main.

Avant de permettre à ton coeur d'aimer, oblige-toi à faire tes devoirs... qui mettront toutes les chances de ton côté de découvrir l'amour, le vrai, le beau, le merveilleux, le doux, l'unique. Il est là, quelque part ce garçon, ma belle Bibi. Quelques parts sur cette planète, il attend que tu le découvres. Ce n'est pas une course ni une obligation. Donne-toi la chance de rencontrer cet être merveilleux qui te rendra heureuse.

Mais ne sois pas pressée. Ne te décourage pas. Sois patiente et surtout soit sélective, très sélective. Tu as une belle vie devant toi, une belle et longue vie où tu vivras de merveilleuses aventures - à tous les points de vue. Ne permets pas à des amours de passages de te faire la vie dure pour rien, à mettre de la tristesse dans ton quotidien, à te laisser croire qu'il en sera toujours ainsi. Au contraire, prends ces expériences comme des forces que tu cumules afin de découvrir celui qui, un jour, va t'aimer et que tu aimeras comme tu en as besoin — et crois-moi, il existe. Il faut juste que tu en sois convaincue... et que tu sois patiente de le rencontrer.

Je t'offre un gros calin, chère Bibi et je te souhaite une belle vie... parce que la vie, est belle, tu sais, très belle, même!  Il n'en tient qu'à toi d'y croire aussi.


 

dimanche 25 décembre 2011

Il y a 365 jours...

Il y a 365 jours exactement, le 25 décembre 2010, je prenais une résolution. Ce fut la résolution que je voulais tenir toute l'année et qui pour moi représentait un défi de taille. Il y a 365 jours, je prenais la résolution de ne pas manger ni chocolat, ni dessert tout au long de l'année.

Bon, vous allez vous demander pourquoi du Diable avoir pris une résolution un 25 décembre, alors que le frigo, les comptoirs et les armoires regorgeaient de tartes au sucre, tartes aux raisins, pouding, gâteaux au chocolat, beignes et carrés au chocolat. Pourquoi, vous pensez? Parce que je ne fais jamais rien comme les autres... et pourquoi attendre le 1er janvier pour débuter les résolutions, alors que le 25 décembre, personne ne prend des résolutions.

Alors, je débute donc ma période de disette chocolatière et « dessertière » (nouveau mot que je viens d'inventer ;).

Comme 99,999 % du monde, j'étais persuadée que je ne tiendrais jamais cette résolution. Puis une semaine passe. Des fois j'ai des envies, mais je me dis : « Regarde ma Lucille, t'as une semaine de fait, t'es toujours ben pas pour mettre tout cela en péril ». Et l'envie passe. Et les semaines deviennent des mois, les mois deviennent des saisons et ce matin, je comptabilisais 365 jours sans qu'aucun élément sucré ou chocolaté n'ait franchi le bord des mes lèvres. Et ce matin, j'étais très très fière de moi. Et contente, surtout d'avoir persévéré dans cette résolution.
Donc, ce matin, j'ai décidé que le 25 décembre serait la journée ou je prendrais mes résolutions. Étant donné que je suis capable, je vais donc en reprendre une autre pour la prochaine année. Et je la partage avec vous (pour qu'elle ait encore plus de poids et que ça me mette un peu plus de pression).

Ma résolution pour la prochaine année, en fait, j'en ai trois, pour trois aspects différents de ma vie :
  • Aspect écriture : Écrire au moins 250 mots par jour - et ce à tous les jours;
  • Aspect physique : Perdre au moins deux livres par mois
  • Aspect personnel : Apprécier, chaque jour, les beautés et les bienfaits de ma vie (donc, vivre moins dans ma tête et plus au niveau du coeur — si je vous disais que c'est cette résolution qui me parait la plus ardue ;)
Je voudrais souhaiter un très Joyeux Noël à toutes les personnes qui visitent mon blogue de façon régulière. Je sais que vous êtes plusieurs (même si vous ne laissez pas de message, les chiffrent parlent;) Si vous saviez comment je me sens privilégiée de savoir que des gens sont intéressés par mes écrits et par mes chroniques les plus variées.

Vous êtes le carburant qui fait rouler ce blogue. Merci!

À la prochaine...

(PS : pour ceux que ça intéresse, j'ai éliminé 22  livres en ne mangeant pas de chocolat ni de dessert au cours de la dernière année... ;)


mardi 6 décembre 2011

Les mots et leurs conséquences...

Ce midi,  on m'a « gentiment** » indiqué que j'étais de mauvaise foi, dans une situation compliquée de ma vie personnelle.

Toute la journée, cette expression m'a trotté dans la tête et je dois avouer que je n'en saisissais pas la définition. Mais, comme si elle était imprégnée en lettres de feu dans mon petit cerveau qui s'était mis en mode « veux-tu ben me dire, viarge, pourquoi j'ai toujours des interrogations bizarroïdes de ce genre », les mots "mauvaise foi" ont  flashé aussi intensément que la gang de Jean-Marc Parent faisait flasher le Québec à une certaine époque.

Comme je suis de nature persistante, quand je le veux, j'ai gardé en tête ladite phrase jusqu'après le travail où j'ai pu me mettre à googler l'expression maudite (ben, faut dire que quand ça flashe durant 3 heures — non-stop — y a de quoi pogner un peu les nerfs ;).

À mon retour à la maison, je suis tombée sur un site au nom pompeux de « philo.pourtous.free.fr » et sur cet article qui m'offrait la meilleure explication de l'expression et j'ai pu en comprendre certains tenants et aboutissants. Même Jean-Paul Sartre a eu son mot à dire dans cette explication philosophique en appelant « mauvaise foi » l'attitude qui consiste à mettre nos actes sur le compte de quelque chose d'extérieur à nous (la nature, les circonstances, une « essence » qui nous définirait une fois pour toutes...), et donc à nier que nous en sommes les vrais auteurs et que nous devons en répondre.

Suite à ma lecture, ma relecture et ma re-relecture (pas de ma faute, j'ai toujours été poche avec le concept de philosophie), je me suis demandé si on pouvait être de « mauvaise foi » en toute bonne foi ou bedon si je ne faisais que m'enliser dans le sable mouvant de mon égo qui voulait « absolument avoir raison ».

Est-ce qu'on peut affirmer qu'une situation/un contexte/une relation est néfaste, même si les apparences disent le contraire... et ce dans le seul but de se protéger? Peut-on être convaincu de certitudes — toujours en lien avec les agissements de quelqu'un — que nous sommes seuls à voir/comprendre/détecter? Est-ce qu'on peut utiliser la  « mauvaise foi » d'une façon inconsciente? Et si le contraire de « mauvaise foi » est « bonne foi »... jusqu'à quel niveau on peut supposer qu'on a assez été de « bonne foi » pour ne plus endurer des choses et ne plus se faire étiqueter d'être de « mauvaise foi ».

Vous voyez, faut pas me lancer dans ce genre de réflexion!

Y a-t-il un philosophe dans la salle?

** Quand je dis gentiment, c'est vraiment gentiment, sans méchanceté ;)