Toute une remise en question ! Tout un cheminement que j'ai fait depuis ma dernière chronique sur mes faiblesses. Je voudrais encore remercier Patrice de m'avoir permis de prendre conscience de mes faiblesses. Pas que je ne les voyais pas... je ne savais pas qu'elles étaient si omniprésentes dans ma vie. Et surtout, je ne savais pas vraiment comment faire pour les amadouer, les apprivoiser, les mettre à ma main, quoi !
En les mettant sur papier, ça m'a permis de voir se dessiner à l'horizon des solutions - toutes simples - j'en conviens, mais des solutions quand même, que je me permets de partager avec vous, au cas ou ça aiderait quelqu'un et que je participerais - moi aussi - au bien être de l'humanité !
Pour faire une longue histoire courte, ma réflexion m'a amenée à prendre conscience qu'en plus de n'avoir aucune discipline, je dirigeais mes pensées et mes objectifs quotidiens dans mille et une directions différentes, et qu'en bout de ligne, aucun n'atteignait d'objectif précis - à tout le moins d'objectifs visibles.
J'ai donc décidé, samedi matin, au réveil, que tout ce que je dirais que je ferais ou que je penserais que je ferais dans la journée... et ben j'allais le faire. J'ai entrepris de dompter mes pensées pour leur faire prendre conscience que je les avais à l'oeil et qu'elles n'avaient plus le choix : si elles prenaient vie dans ma tête, elles devraient prendre forme dans la vie. Voìlà ! Assez songé, n'est-ce pas ?
J'ai donc pris les décisions suivantes pour ma journée du samedi 9 avril : Aller marcher, ne pas aller sur Internet, faire mon lavage, me mettre sur mon 36 pour écrire mon roman, aller manger au resto avec mon chum et des amis.
Je continuais ma réflexion. Si je ne vais plus sur Internet de la journée... j'avais un problème pour écrire. Je n'avais pas de dictionnaires ni de dictionnaire de synonyme à la maison. J'utilise habituellement ceux disponibles sur Internet. Il devenait impératif que je m'achète des dictionnaires. Et vue que je voulais aussi marcher, pourquoi ne pas joindre l'utile à l'agréable. : J'ai donc dit, on va aller chez Walmart à pied, s'acheter ce qu'il faut. (Je vous rappelle que ces réflexions se font alors que je suis encore couchée...). Ensuite, que je me dis, je me chrome (me pomponne) et je donne rendez-vous à mes personnages pour l'après-midi. Enfin, souper au resto avec des amis. Une belle journée, quoi ;o)
Je me lève donc, full énergie et part pour le Walmart. Il est 8h45. Par prudence, je m'étais apportée un sac à dos pour mettre mes achats... Sage décision ! Je fais l'aller de 4,5 kilomètres en un peu plus de 50 minutes. La madame était en forme et ça y allait par là gaiement vers le Walmart ! Au retour, après avoir enrichi les coffres de M. Larousse, de M. Robert et de M. Fidès et d'avoir allégée mon portefeuille de plus de 70 $ (c'est pas donné des dictionnaires...), je repars, dignement, avec ma cargaison dans mon sac à dos, direction la maison. Le retour s'est fait en 1h05 minute ! Je vous y verrais, vous essayer de marcher avec un poid de 11,2 livres (pesé sur la balance familiale) sur le dos. Je m'imaginais comme un coureur des bois qui traverse les forêts chargés comme un mulet.
Là je m'en voulais... je trouvais ça complètement débile comme procédé, et j'en voulais un peu à Patrice de m'avoir entrainée dans cette prise de conscience ! J'étais bien mieux, avant, quand je changeais d'idées constamment.
Je finis par revenir à la maison, les pieds en compote, les épaules lacérées des sangles de mon sac à dos (que même Hugo Girard, oui, oui, Hugo Girard, aurait eu de la misère à soulever ;o) et la broue dans le toupet (faisait chaud en maudit, si vous voulez le savoir) ! Mais bon, j'ai survécu à ce périple ! J'avais réussi la première manche de mon plan d'attaque contre ma faiblesse majeure ! J'avais disciplinée (un peu) mon Égo. J'étais super fière de moi !
Par la suite, j'ai pris ma douche, me suis huilée, crémée, maquillée coiffée, bichonnée et je me suis rendue dans mon nouveau bureau d'écriture pour un rendez-vous de cinq heures avec les personnages de mon roman.
Je voulais que ce soit comme un rendez-vous gallant, comme une rencontre de la plus haute importance. J'aurais pas été plus trimée pour aller rencontrer Céline, le Pape, Monsieur Muffler, Barack Obama ou Miss Peggy.
Et j'ai passé un après-midi formidable. J'ai commencé par relire ce que j'avais déjà de fait, pour me remttre dans le bain et par la suite, les idées se sont imposées d'elles-mêmes. J'ai fouillé dans mes dictionnaires (au prix ou ils m'ont coûtés, euhhh,,, disons que j'en voulais pour mon argent ;o), j'ai écrit, écrit, écrit. J'étais vraiment contente de tout ce qui sortait de mon cerveau et qui prenait forme sur mon écran d'ordinateur. Une super de belle journée.
Ensuite, souper au resto en tête-à-tête avec mon chum (les amis ne pouvaient venir) et visite chez la soeur de mon chum (allo Ginette, allo Pascal).
Aujourd'hui, j'ai dit : laver l'auto (in and out), aller chercher le (nouveau) livre de François Bélisle, et écrire une partie de l'après-midi. C'est ce que j'ai fait, En prime j'ai eu droit à un verre de vin, à 12h10, gracieuseté de François Bélisle et j'ai fait des muffins aux bananes pour mon chum.
Donc, à partir de cette prise de conscience, faite dans la plus grande lucidité, Internet deviendra un accessoire...et non une obligation, pour moi. J'ai décidé d'y venir à heure fixe; de 7h à 7h15 le matin, et de 18h à 18h30, le soir. Le reste du temps, je vais travailler sur mes objectifs, écrire mon roman et regarder la vie défiler autour de moi. Comme première expérience, je peux dire que ce fut un réel succès. J'suis ben contente des résultats obtenus.
En tout cas, j'me trouve pas mal bonne ;o)
À la prochaine...